François Hollande 17 novembre 2015 à l’UNESCO :

La première de ces priorités, c’est la lutte contre les trafics des biens culturels. Il faut savoir qu’en ce moment même, l’organisation terroriste Daech délivre des permis de fouilles, prélève des taxes sur des œuvres qui vont ensuite alimenter le marché noir mondial, transitant par des ports francs qui sont des havres pour le recel et le blanchiment, y compris en Europe

Les "antiquités du sang" : c'est l'appellation donnée aux trésors archéologiques pillés au Moyen-Orient, principalement en Syrie et en Irak où l' "Organisation Etat islamique" se trouve le plus solidement implantée. Le tragique symbole de ce trafic : la cité de Palmyre. Mais, les sites dévastés sont très nombreux.

La cité antique de Palmyre en Syrie
La cité antique de Palmyre en Syrie © Bernard Gagnon@wikicommons / Bernard Gagnon@wikicommons

Le pillage : une industrie très structurée par Daech

Selon les experts, il n’y aurait pas moins de quatre cents sites ayant fait l’objet de pillage. Le but : détruire la mémoire d’une civilisation. Mais pas seulement, car ce pillage aurait déjà rapporté 30 millions $ à l’organisation terroriste. Selon Jean-Luc Martinez , le directeur du Louvre , le plus grand musée du monde, Daech a organisé ce vol des antiquités comme une industrie :

Jean-Luc Martinez
Jean-Luc Martinez © Arnaud Roy/RF / Arnaud Roy/RF

Ce que nous connaissons objectivement c’est le pillage systématique. Il est conduit dans les territoires dominés par Daech. Il y a une véritable industrialisation de ces antiquités du sang. Mais ce pillage, ce trafic, existait avant Daech. On assiste simplement à une forme d’industrialisation. Daech se comporte comme un Etat qui donne le droit de piller.

Ce droit de piller fait l’objet d’une organisation très structurée. Il prend effectivement deux formes : le vol d’objets d’arts dans les musées - Mossoul ouRaqqa - et le droit donné par les terroristes de fouiller illégalement les secteurs et sites archéologiques. Pour cela, Daech donnent des permis, et, en contrepartie, l’organisation terroriste perçoit des taxes sur les ventes des objets. C’est ce qu’ont découvert les forces spéciales américaines, qui ont mis la main sur des documents administratifs rédigés par des dignitaires de Daech. Documents qui prouvent la régulation de ce trafic organisé. Les révélations de Jean-Charles Brisard du Centre d’Analyse du Terrorisme :

Jean-Charles Brisard
Jean-Charles Brisard © Jean-Charles Brisard/CAT / Jean-Charles Brisard/CAT

Les forces spéciales lorsqu’ils ont neutralisé un des cadres financiers de l’organisation, Abou Sayyaf, ont trouvé des permis de fouilles délivrés et estampillés par l’Etat islamique légalisant le pillage sur leur territoire. Ils ont une organisation dédiée à ce commerce illicite, dédiée aux recettes de ce pillage qu’ils collectent sur les fouilles en particulier, une taxe estimée entre 20 et 50% du produit des pillages

Pour sortir les objets d’Irak et de Syrie : les mafias en première ligne

Ces œuvres une fois pillées ou volées, sont envoyées clandestinement en Europe. Ce sont de véritables et authentiques mafias qui pilotent ce trafic. Un constat amer dressé par Irina Bokova , la directrice générale de l’Unes co :

Irina Bokova
Irina Bokova © Arnaud Roy/RF / Arnaud Roy/RF

Les trafiquants d’art font partie des mêmes réseaux criminels que ceux qui gèrent le trafic des êtres humains, du pétrole, de la drogue, des armes.Une activité criminelle pour financer l’extrémisme. Ce ne sont pas des connaisseurs de l’art et du patrimoine mais des criminels avides d’argent..

Il faut savoir que le trafic illicite d’œuvres d’art dans le monde représente 3 à 6 milliards $ selon l’ONU.

Les ports-francs détournés de leur fonction

Les biens pillés transitent d’abord par la Turquie, la Jordanie ou le Liban, connus pour être les bases arrière des réseaux criminels en affaire avec Daech . Ensuite, pour les écouler sur le marché européen, on compte deux « filières » celle des petits objets - statuettes ou monnaie ancienne qui peuvent être vendues assez facilement. Et celle plus complexe des œuvres de collections. Elles sont connues, répertoriées et ne peuvent pas être mises immédiatement sur le marché, elles doivent d’abord se faire « oublier ». Pour cela, elles sont tout simplement entreposées, dans le plus grand secret, dans des cachettes légales : les ports-francs . Des lieux de stockage autorisés mais échappant en réalité à toute législation. Selon le directeur du Louvre , Jean-Luc Martinez , il faudrait davantage les contrôler :

En soi, le port franc n’a rien de condamnable, au contraire c’est un lieu de stockage provisoire qui échappe aux législations. Le problème surgit quand ces ports francs deviennent des lieux de stockages pérennes. Il en existe plusieurs en Asie, Europe et en Amérique et la communauté internationale a intérêt à mieux les contrôler. D’ailleurs au lendemain du discours du président Hollande à l’UNESCO, les autorités suisses ont déclaré renforcer le contrôle du Port-Franc de Genève

Réinventer l’histoire de l’œuvre avant son arrivée sur le marché

L’objectif est donc bien de mettre durant un temps ces œuvres à l’abri avant de les introduire sur le marché. Pour cela, les trafiquants vont créer une histoire totalement fictive autour de ces objets : leur inventer un statut. Les explications d’un expert en la matière : le Colonel Ludovic Erhardt , patron de l’Office Central de lutte contre le trafic de Biens Culturels , l’OCBC :

Ludovic Erhardt
Ludovic Erhardt © Arnaud Roy/RF / Arnaud Roy/RF

On va inventer une fausse histoire au bien trouvé dans le sol en Syrie, l’attribuer à une collection privée qui sort de nulle part pour lui donner une respectabilité, une antériorité. Jusqu’au moment où on arrive à la phase ultime de blanchiment du bien avec comme acteur le marchand ou la maison de ventes, qui pourrait être victime de ces agissements.

Le directeur du Louvre , Jean-Luc Martinez, dévoile pour Secre ts d’Info le déroulement concret de cette phase ultime de blanchiment des œuvres :

Statuette mésopotamienne
Statuette mésopotamienne © Marie Lan Nguyen@wikicommons / Marie Lan Nguyen@wikicommons

L’enchaînement est simple : les oeuvres vont peut-être apparaître en vente dans cinq ou dix ans. Une première vente avec une histoire attestant qu’elles sont issues de telle ou telle collection. Puis une deuxième et une troisième vente. Et au final une fois qu’elles sont passés quatre ou cinq fois dans les salles de ventes, un acheteur peut alors croire que l’objet est connu. Une façon de créer un pedigree à un objet.

Des pièces, qui une fois lavées de tout soupçons, ont une porte d’entrée privilégiée en Europe. En effet, les trafiquants l’ont parfaitement intégré : il existe des pays aux législations souples, voire laxistes, en matière de trafic d’œuvre d’art. Des pays frontaliers de la France comme le Luxembourg , la Belgique , où le recel d’œuvre d’art n’est pas poursuivi de la même manière qu’en France, comme le constate le colonel Erhardt de l’OCBC :

Nous parlons bien sûr à nos collègues belges. Eux aussi sont très préoccupés. Ils travaillent avec les outils à leur disposition, avec la loi belge. L’exemple le plus flagrant c’est l’infraction de recel que nous pratiquons en France– dite infraction continue - : c’est-à-dire que la prescription légale ne commencera que lorsque le recel sera découvert, alors qu’en Belgique la prescription légale, d’une durée de trois ans, va débuter le jour où le délinquant aura le bien en main. Donc s’il le garde durant dix ans, au bout de trois ans, la prescription légale est passée par là et il en fait ce qu’il veut.

Des œuvres pillé es sur le marché français : rumeur ou réalité ?

Quand on interroge les grands acteurs du marché, la réponse est catégorique : aucune œuvre d’art syrienne ou irakienne n’atterrit dans les salles de ventes. Dominique Chevalier , le président du Syndicat National des Antiquai res , est de ceux-ci. Pour lui, ceux qui affirment le contraire, ne font que colporter des ragots :

Il y a beaucoup de rumeurs. Les gens peuvent être jaloux les uns des autres, d’autres parlent et disent n’importe quoi. Et donc mon rôle est de protéger nos adhérents jusqu’au jour où il y a quelque chose qui se déclenche. Mais je ne suis pas un policier et je ne veux pas en être un.

D’autres spécialistes sont d’un avis bien différent à commencer par Maître Emmanuel Pierrat , lui-même collectionneur et l’un des dix avocats mondiaux les plus connus dans le marché de l’art. :

Emmanuel Pierrat
Emmanuel Pierrat © Arnaud Roy/RF / Arnaud Roy/RF

J’ai déjà vu des objets venant de cette partie du monde et donc interdits en théorie d'être montrés ou commercialisés. Je le savais, mais je suis avocat et donc capable de voir des choses pas toujours autorisées. Et mon métier me permet de décider avec discernement si j’accepte de défendre ou pas de tels cas. Je pourrais vous emmener voir des objets volés ou illégaux existant sur le marché parisien et en provenance de Mésopotamie !

D’autres sources nous ont affirmé que sur les quais de Seine il est possible de trouver des objets litigieux. Des spécialistes de la question sont aussi très clairs sur ce sujet, comme France Desmarais , qui enfonce le clou. Elle est la responsable de lObservatoire du trafic illicite des biens culturels de l’ICOM (Conseil international des musées) :

Il y a un grand déni et si on écoute les représentants de tous les marchands, leur réponse est identique : ils ne savent rien et n’ont rien vu. Pour ma part, en passant devant la vitrine d'un antiquaire dont la galerie était fermée, j’ai bien vu une petite statuette syrienne que j’aurais aimé voir d’un peu plus près. De même, on peut voir des objets mésopotamiens sur internet, et quand on pose des questions sur leur provenance, ils disparaissent.

les publications d'alerte du Conseil international des musées (ICOM)
les publications d'alerte du Conseil international des musées (ICOM) © Arnaud Roy/RF / Arnaud Roy/RF

Une législation française très rigoureuse…. mais contournée

Le président du puissant syndicat national des antiquaires , Dominique Chevalier ne veut pas croire à cette présence d’objets pillés sur les marchés d’art français. Selon lui, c’est impossible :

La France est un des pays qui a la déontologie la plus forte. La législation est très rigoureuse. Nous devons avoir un livre de police, il est obligatoire, avec des pages numérotées, et dans lequel on inscrit la personne à qui on achète, le prix de l’objet et la date de l’achat.

Ces registres de polices sont aussi appelés registre de brocante . Il est obligatoire pour chaque professionnel et doit être paraphé en amont de son utilisation par la police ou le maire.

Mais s’agit-il pour autant d’une arme absolue anti-trafic ? Pas vraiment, semble-t-il. Comme en témoigne cette jeune stagiaire qui a travaillé à Paris dans une grande maison de ventes internationale. Elle a souhaité garder l’anonymat pour ne pas nuire à sa carrière :

Lors des quelques stages que j’ai pu faire en maison de ventes, j’ai observé les moyens de vérification de provenance. Or les maisons de ventes lorsqu’on leur apporte un objet, se doivent de le faire. Mais dans la réalité, elles vérifient comme elles veulent. Elles utilisent la moindre preuve qui pourra les dédouaner même si celle-ci est insuffisante : « Nous avons fait notre travail. Si on n’est pas allé plus loin ce n’est de notre faute. Pour nous cette preuve était suffisante"__

Pour les professionnels du marché de l’art : tout est sous contrôle

Une salle des ventes à l'Hôtel Drouot
Une salle des ventes à l'Hôtel Drouot © IP3 PRESS/MAXPPP / IP3 PRESS/MAXPPP

Des failles existent donc même chez les professionnels qui ont une grande notoriété. Un comble alors que les autorités de régulation continuent d’affirmer que tout va bien dans le meilleur des mondes, puisque à en croire Catherine Chadelat , la Présidente du Conseil des ventes volontaires (CVV), tout est sous contrôle :

Catherine Chadelat
Catherine Chadelat © Arnaud Roy/RF / Arnaud Roy/RF

On est un des rares pays à avoir une législation propre aux ventes aux enchères, ainsi que l’unique autorité de régulation au monde, créée en 2000. Elle sert à surveiller sans avoir la pesanteur d’une autorité administrative indépendante. Encore une fois nous sommes dans le marché de l’art et non dans les droits fondamentaux de l’homme

Un contrôle, certes, mais pas trop tatillon. Et lorsqu’une vente douteuse a quand même lieu, très vite on l’oublie, comme le raconte Grégoire de Thoury, un jeune marchand d’art et co-fondateur de la sociétéSINESPINA :

Grégoire de Thoury
Grégoire de Thoury © @Sinespina / @Sinespina

Il y a quelques mois à Drouot, un commissaire-priseur avait passé dans une vente cataloguée un objet tout à fait litigieux provenant du Moyen-Orient. L’OCBC lui est tombé dessus. Or ce monsieur était membre du conseil des ventes, l’affaire a donc été étouffée et la maison de ventes protégée. L’objet était présenté dans un catalogue qui se voulait parfaitement honnête avec des provenances vérifiables et qui auraient dû être vérifiées dans un souci du bilan trimestriel de son propre office des ventes volontaires qui n’a pas voulu trop fouiller

Pourtant, la maison de ventes aux enchères Drouot se défend de franchir la ligne jaune. Elle dément même qu’il y ait le moindre problème. Une question d’image aussi, selon Maître Alexandre Giquello , président duConseil de Surveillance de l'Hôtel Drouot :

Alexandre Giquello
Alexandre Giquello © Arnaud Roy/RF / Arnaud Roy/RF

D’une part, en tant que commissaires-priseurs, nous respectons scrupuleusement la loi. La France a un système unique de réglementation de la vente publique ; d’autre part pour une raison de pragmatisme économique nous ne pouvons en aucun cas salir notre image avec un trafic quelconque

Derrière le discours officiel, une réalité plus nuancée

Pour MaîtrePierrat, Il y aurait bel et bien des marchands d’art peu respectueux de la législation, en particulier les plus petites maisons :

Ce sont des généralistes, des brocanteurs qui avec deux ou trois personnes – la fille de la maison, un cousin lointain – font du marché de l’art. Le lundi de l’immobilier, le mardi des objets chinois, le mercredi des antiquités d’une autre contrée, et le jeudi des timbres ! En réalité ces gens vendent à la va-vite de nombreux objets sans y prêter beaucoup d’attention. Ils essayent de survivre et de vendre le plus vite possible. Et moins ils se posent de question, moins ils ont de problèmes. Et c’est vrai qu’ils ont peu de problème de conscience.

Les œuvres pillées : un sujet tabou dans le monde feutré de l’art

Les petites maisons de ventes sont actives, mais il y a aussi le monde très fermé des grands collectionneurs. Comme Jean-Claude Gandur , l’un des plus importants au niveau international. Cet industriel suisse a fait fortune dans le pétrole en Afrique. Quand on l’interroge sur les acquisitions de nouvelles pièces pour ses collections, il répond faire toujours attention à la provenance des objets. Au point d’en avoir acquis un drôle de surnom dans la profession :

Jean-Claude Gandur
Jean-Claude Gandur © Arnaud Roy/RF / Arnaud Roy/RF

Je suis un peu l’éléphant blanc car j’ai décidé de ne pas laisser passer ce qui n’est pas licite sur le marché, de dénoncer tout ce que je peux voir ou rencontrer qui n’est pas présentable de manière officielle.

Un qualificatif qui signifie que certains de ces confrères sont moins regardants. Mais il existe sur ce sujet une gigantesque omerta dans le monde très feutré du marché de l’art. Pour ne pas dire une hypocrisie à peine voilée.

Maître Emmanuel Pierrat connait bien les coulisses discrètes de ce monde d’initiés :

Le marché de l’art a toujours joué double jeu. Cela fait partie intrinsèque de sa nature. Il existe un marché officiel et apparent, et un autre réservé à des objets plus compliqués, qui ont été pillés même s’ils ne viennent pas tous du terrorisme. Beaucoup d’objets d’art aujourd’hui font partie d’une catégorie qu’on appellera « rouge », en tout cas largement « grise ». Et ces objets existent et ont des acheteurs, des collectionneurs et des vendeurs. Il y a donc un marché parallèle pour ces objets officiellement invendables et non commercialisables.

Et pourtant la lutte s’organise... avec les moyens du bord

Le patron de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels , le colonel Erhardt admet qu’il est loin de tout voir :

L'OCBC
L'OCBC © Arnaud Roy/RF / Arnaud Roy/RF

On s’efforce de surveiller, maintenant vous dire qu’on surveille tout… Il y a quand même tous les jours des ventes à Paris et il est difficile de tout surveiller.

Il est d’autant plus difficile de tout surveiller que l’OCBC , est une équipe composée de seulement vingt-cinq policiers et gendarmes. Ces flics de l’art sont une référence en la matière. Mais si peu nombreux au regard des deux-cent cinquante Carabinieri italiens dédiés à la lutte contre ce trafic.

Des peines peu dissuasives contre les coupables

En théorie, lorsque des marchands indélicats se font prendre, ils risquent des peines de prisons. Le recel est puni par le Code Pénal de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 € d’amende. Mais sur le papier seulement, car en pratique, le constat est tout autre, comme l’explique Maître Emmanuel Pierrat :

On risque des peines de prison, des amendes record certes, mais en pratique il ne se passe pas grand-chose. Si vous avez des pièces venant de Mésopotamie, de Perse antique, et que vous les mettez en vente sur internet ou dans une salle des ventes, il y aura une demande de réquisition, de restitution, et des démêlés judiciaires. Mais très peu de sanctions véritables. Au pire on vous confisquera l’objet mais peu de chances de finir en prison. Il y a donc une forme d’impunité dans le marché de l’art.

Une plus grande sévérité à l'encontre des "antiquités du sang"

Et cette impunité devient particulièrement choquante quand elle concerne les "antiquités du sang", le colonel Erhardt le déplore :

Les antiquités d’Irak ou de Syrie sont couvertes de sang. Il n’est donc pas possible de continuer à fermer les yeux, à dire qu’on ne savait rien, on ne peut pas ignorer et faire semblant. Ici, en plus de l’argent sale et de la fraude, on voit bien les défis auxquels on est confronté avec des organisations comme Daech. C’est un défi d’humanité et non pas seulement de société. On ne peut pas laisser passer !

La destruction du site de Hatra en Irak. Photo extraite d'une vidéo de Daech
La destruction du site de Hatra en Irak. Photo extraite d'une vidéo de Daech © Uncredited/AP/SIPA / Uncredited/AP/SIPA

Et d’ailleurs ces crimes de pillage et de destruction commis sur des territoires en guerre sont passibles aujourd’hui de la Cour Pénale Internationale. C’est le cas pour l’un des responsables d’Ansar-Dine au Mali , à la suite de la destruction des mausolées de Tombouctou . L’infraction retenue par la procureure de la CPI est évocatrice : les terroristes peuvent être condamnés pour crime de guerre.

Une enquête d'Arnaud Roy

"Suite à la diffusion de l'émission du 15 avril dernier intitulée "Le pillage archéologique" : une industrie terroriste - une enquête d'Arnaud Roy" le Conseil des Ventes Volontaires souhaite apporter les précisions suivantes : Selon le Conseil des Ventes Volontaires aucun commissaire-priseur membre du Conseil des Ventes Volontaires n'a fait l'objet d'une enquête de l'Office Central de Répression du trafic des Biens culturels au cours des mois écoulés pour présentation à la vente d'un bien de provenance litigieuse et aucune intervention n'a été faite à ce sujet par le Conseil des Ventes ".

Les liens

L'art du crime : enquête au coeur de l'OCBC Un documentaire de Martin Quenehen et Julie Beressi diffusé sur France Culture le 19 novembre 2014

Le combat contre les trafics d'antiquités en Irak et en Syrie : un voeu pieux ? Un article du 15 décembre 2014 paru sur le site Géeopolis, FranceTVinfo.

Daech : le prix des trésors de guerre La chronique "L'éco du matin" de Catherine Boullay, le 24 novembre 2015

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