MH370 : l’appel des familles.

10 mois après la disparition du MH370, le vol de la Malaysia Airlines qui a disparu alors qu’il assurait la liaison Kuala-Lumpur Pékin le 8 mars dernier, les familles françaises en appellent au sommet de l’Etat Français.

Se sentant abandonnées, elles ont créé un site de financement participatif pour lever des fonds qui permettront de payer un détective privé et d’offrir une récompense.

Leurs avocats dénoncent l’information judiciaire qui a été ouverte à Paris pour « détournement d’aéronef » mais pas pour terrorisme, tandis qu’en Chine, une trentaine de familles vont déposer plainte contre Boeing et la Malaysia Airlines ce mois-ci.

Les recherches se poursuivent dans l’Océan Indien, dans une zone de 60 000 kilomètres carrés délimitée à partir des derniers signaux envoyés par l’avion au satellite Inmarsat.

Dans le même temps, Air France essaie d’en tirer des enseignements. La compagnie généralise un système de « dispatchers », l’équivalent des routeurs en voile, pour que toute disparition d’un avion entraine une réaction immédiate des autorités. Une enquête signée Jacques Monin.

L’Islam rigoriste se développe dans les campagnes

Selon une note des services de renseignements français, une forme de pratique rigoriste de l’islam est en train de gagner les campagne.

Tout part d’une interprétation radicale de l’islam qu’on appelle la Hijra : c’est une doctrine qui préconise de déménager vers des terres musulmanes pour y pratiquer un islam sain… Depuis peu, donc, on observe que des familles salafistes, qui ne peuvent pas, ou qui ne veulent pas, quitter la France pour se rendre dans un pays arabe, déménagent pour s’installer dans des territoires ruraux qui leurs apparaissent comme moins impurs que les villes, et où elles peuvent vivre quasiment en autarcie. Ainsi, sous des formes différentes, aucun département français n’échappe plus à la question de la radicalisation.

On peut citer quelques exemples…

A Chateauneuf sur Cher, un village de 1500 habitants, vous avez un Imam salafiste qui a écrit un livre dans lequel il incite les fidèles à quitter la ville pour venir créer des villages musulmans. Un imam qui explique que les hommes ont autorité sur les femmes. Et qui a demandé à ce qu’il y ait une entrée et une sortie spéciale à l’école pour que les femmes musulmanes ne soient pas en contact avec les autres parents. Demande évidemment qui a été rejetée…

A saint Uze, commune de 2000 habitants dans la Drôme, les parents d’une famille de six enfants, qui se sont installés récemment, refusent de scolariser leurs filles au Collège. Ces filles portent le voile et vivent sous la surveillance permanente du père, qui a des relations tendues avec ses voisins, parce qu’il critique les tenues soit disant indécentes que portent les autres filles.

Enfin, quatre familles ont déménagé de Montpellier pour venir s’installer à Marvejol, en Lozère. Et là encore, aucun des enfants n’est scolarisé.

Tout cela n’a rien d’illégal. Mais la note précise que cette question de la « non scolarisation » mérite une attention toute particulière.

Et cela pose aussi la question de l’observation de ce nouveau phénomène. Et donc celle de l’efficacité des services de renseignements dans les campagnes.

Il faut donc repenser le maillage et les compétences de chacun...

Mais ce qu’il faut aussi préciser, c’est que dans la plupart des cas, le comportement de ces nouveaux arrivants est plutôt mal perçu par des musulmans locaux qui, eux, ont opté pour une pratique plus modérée de l’islam, et qui sont parfaitement intégrés. Une enquête signée Mattieu Aron et Jacques Monin.

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