Un paysan burkinabais a fait pousser une forêt de 25 hectares pour bloquer l’avancée du désert. Il utilise une technique ancestrale oubliée, le zai pour faire rempart au désert.

Vue aérienne du Sahel au Burkina Fasso
Vue aérienne du Sahel au Burkina Fasso © AFP / PATRICK HERTZOG

Yacouba Sawadogo a aujourd’hui 80 ans. Il y a 40 ans il a commencé à planter la foret de de Gourga qui aujourd’hui s’étend sur 25 hectares. Une prouesse dans cette zone réputée très aride à 180 kms de Ouagadougou. Même en saison sèche, cette foret impressionne par sa verdure et sa faune active.

Une pratique ancienne au secours de la nature en plein désert

Pour arriver à cet exploit Yacouba a mis en application une technique ancestrale oublié le « zaï ». Une technique qui consiste à creuser des petits trous dans le sol et de les remplir de débris organiques comme du fumier ou des végétaux en décomposition. Ces débris vont attirer les termites. En s’installant dans les petites cavités, les termites creusent de minuscules galeries pour faire pousser les champignons qui constitue leur nourriture. Ces galeries vont ensuite pouvoir retenir l’eau de pluie lors de la saison des pluies. Il ne reste plus alors qu’à planter des graines…

Yacouba a commencé par planter des semences potagères puis des arbres…

Recit du combat aventure de cet homme qui veut démontrer que la désertification n’est pas une fatalité par Emma Stockking de l’agence Sparknews au micro d’Emmanuel Moreau

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