A La-Canourgue en Lozère, un village de 2 000 habitants, des chevaux spécialement choisis et dressés rééduquent les corps des personnes paralysées ou autistes. Une méthode reposant sur la communication humain animal.

Des chevaux spécialement choisis pour leurs capacités  au secours des personnes lourdement paralysées
Des chevaux spécialement choisis pour leurs capacités au secours des personnes lourdement paralysées © Getty / Kike Calvo

Au cœur du département de la Lozère, entouré de chênes et de pins dans un havre de paix se trouve  Equiphoria. Un institut ou la communion humain/animal permet de soigner d’une façon non médicamenteuse des personnes polyhandicapées qui souffrent de traumatismes crâniens, de troubles autistiques ou de maladies rares.

Une méthode acquise avec les indiens 

Hélene Viruega est allé se former dans le Montana avec les Amérindiens. Elle a vraiment appris à murmurer à l’oreille des chevaux.  « Nous ne sommes pas un centre équestre mais un institut de soin à part entière. Nous ne proposons pas d’équitation mais nous faisons vraiment du soin » précise t’elle. Son entreprise crée en 2012 repose sur une équipe pluridisciplinaire de professionnels, des psychologues, kinésithérapeute, moniteurs d’équitation où chacun avec sa spécialité soigne des handicaps parfois lourds.

12 chevaux collaborateurs

Les douze chevaux ont été soigneusement sélectionnés par Hélène et dressés par ses soins. « Le cheval est capable avec un rythme adapté de stimuler le corps et le cerveau.  De plus, il a une hypersensibilité qui lui permet de détecter des ressentis », précise Hélène Viruega. « Nous constatons des réussites tous les jours et plus on me dit qu’il n’y a plus rien à faire, plus je suis motivée à trouver des solutions ! », assure t’elle. . Elle se souvient précisément de cet homme lourdement handicapé après un accident de voiture et un traumatisme crânien. Handicapé depuis 10 ans, l’homme ne pouvait plus se déplacer et après 6 sessions de deux semaines, il a pu refaire ses premiers pas et retrouver de l’autonomie

Des séances prescrites par des médecins

Les séances sont prescrites par les médecins traitants des patients qu’Hélène a réussi à convaincre du bien fondé de son activité. De plus  les mutuelles l’ont suivi. Les soins sont pris en charge pour partie, ou à 100% par certaines. 60% des personnes sont ainsi remboursées intégralement.

Une entreprise de l'économie sociale et solidaire.

L'institut Equiphoria n'a pas vocation à faire des bénéfices. Les douze salariés ont des revenus contenus. Le plus gros salaire est seulement trois fois plus élevé que le plus petit, alors qu'habituellement l'écart moyen est de 17.

Un laboratoire de recherche

Afin d’affiner la connaissance sur le sujet, Hélène et son mari ont créé un laboratoire de recherche et travaille de concert avec le centre de cancérologie du Grand  Montpellier. Trois publications scientifiques ont déjà vu le jour, Equiphoria porté par ses résultats compte ouvrir de nouveaux centres de soins. La Normandie, terre du cheval, et la région parisienne sont naturellement des lieux où le couple souhaite se développer.

Les explications de Mathilde Golla du Figaro demain au micro d'Emmanuel Moreau 

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