Depuis juin dernier l’association Régie Urbaine d’Angoulême, dont les actions visent à améliorer le vivre et le faire ensemble dans les quartiers, s’attaque à un sujet encore tabou : la précarité menstruelle.

Lutter contre la précarité menstruelle
Lutter contre la précarité menstruelle © Getty / picture alliance

Nombreuses sont encore aujourd’hui les femmes qui souffrent de précarité et qui n’ont pas les moyens de s’offrir ce principe de base qu’est l’hygiène menstruelle. Isabelle Chasson, chargée de mission à la Régie Urbaine d'Angoulême est l'invitée de Philippe Bertrand.

Quelles solutions apporter ? 

"Nous vendons depuis quelques mois, via l'épicerie sociale, des protections périodiques lavables à un moindre coût. Nous accompagnons ces femmes pour passer du jetable au lavable. Des ateliers sont conduits avec le planning familial, Charente Nature ou le service Prévention déchets de l'agglomération d'Angoulême." 

Cela représente beaucoup de monde ? 

"Nous accueillons actuellement 200 familles qui représentent 700 personnes, et 80% des femmes ont des difficultés à s'acheter des protections périodiques." 

D'autres collectivités sont-elles intéressées par cette démarche ? 

"Nous sommes en contact avec d'autres épiceries sociales d'Angoulême. La ville et le département nous apportent des aides financières ainsi que la direction régionale au droit des femmes et à l'égalité." 

Pour en savoir sur l'association Régie Urbaine d'Angoulême, rendez-vous sur leur page Facebook ou leur compte Instagram

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