Des communes offrent des poules aux administrés pour réduire les déchets ménagers. Une initiative qui se développent aussi bien à la campagne qu'en ville. Ces dons de poules sont un investissement rentable à moyen terme pour les communes, en plus d’être une initiative positive pour le développement durable.

Des poules municipales pour nos déchets
Des poules municipales pour nos déchets © Maxppp / Sylvestre

Les communes rurales ont initié le mouvement, et plus récemment ce sont des villes qui ont pris le relais en  proposant aux habitants d'adopter des poules. C’est le cas de Versailles Grand Parc (VGP), à Rodez, Bordeaux ou encore Colmar.  

Les poules l'allier écologique des municipalités

Le principe est simple: les déchets organiques représentent près de 40% de nos déchets ménagers résiduels. Pour diminuer leur production des villes ont pensé à distribuer des gallinacés. Ceux-çi  peuvent ingurgiter jusqu’à 75 kilo de déchets organiques par an. Et comme les poules sont données par deux car elles n'aiment pas être seules, ce sont 150 kilos à deux qui sont ainsi traités.  

Un cahier des charges précis pour recevoir les poules

Les foyers ne doivent pas déjà posséder de poules car l’idée est de provoquer un changement de comportement, il faut également avoir un jardin ou une terrasse, et bien sur s’engager à ne pas manger les poules, à en prendre soin. Certaines communes demandent également aux bénéficiaires de peser leurs déchets. Ils devaient le faire avant de recevoir les poules puis après leur arrivée dans le foyer pour pouvoir évaluer les conséquences de leur venue.  

Des alternatives existent

Tout le monde ne possédant pas de jardin ou de terrasse, les communes désireuses d'avoir des poules pour réduire le traitement des déchets proposent différentes solutions. Certaines communes ont installé des poulaillers collectifs dans des écoles ou des maisons de retraites par exemple. La SNCF a également mis en place plusieurs poulaillers connectés à l’abord de gare d’Ile de France, à Colombes dans les Hauts de Seine et lEtang la Ville dans les Yvelines pour créer du lien et inciter les gens à leurs apporter leurs épluchures.

Les explications de Mathilde Golla du Figaro Demain au micro d'Emmanuel Moreau

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