Une pétition pour une alimentation locale est en train de germer. Toutes les 10 000 signatures, elle sera présentée dans un ministère différent car l’Économie, comme la Santé ou la Transition écologique, tous sont concernés.

Printemps à la ruche
Printemps à la ruche © Olivier Cochard /La ruche qui dit oui

Lancée par La Ruche qui dit oui, le groupement qui met en rapport les producteurs et les consommateurs, la pétition "Stop aux kilomètres dans mon assiette" a pour objet d'inciter les ministères à mettre en place des dispositifs pour une alimentation locale.

Les caddies et les fourchettes pour dessiner une alimentation plus respectueuse

Plusieurs ministères sont visés car "3 fois par jour nos menus ont un impact aussi  bien sur le climat, l’emploi, l’aménagement du territoire que la santé". La Ruche qui dit oui veut qu’avec nos caddies et nos fourchettes, on dessine une société plus écologique et plus responsable. 

« Se nourrir localement permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de dynamiser les territoires, de créer de l’emploi, de tisser des liens entre les villes et les campagnes », plaident ainsi les signataires de l’appel.

Étiquetage géographique clair

Concrètement, cela se traduit par une demande d’étiquetage géographique claire, plus précis. « Aujourd’hui c’est le grand flou, essayer de calculer le nombre de kilomètres parcourus par un pot de miel quand les seuls indications géographiques données sur l’étiquette sont soit UE ou hors UE et parfois les 2 » indique Hélène Binet de La Ruche.

Des terrains réservés

Autre demande formulée dans la pétition : inciter les communes à prévoir de l’espace agricole dans leurs documents urbanisme pour le  réserver aux agriculteurs en circuit court. Certaines communes comme Grande-Synthe dans les Hauts de France ou Langouet en Bretagne se sont déjà engagés dans cette voie.

Volet santé

La pétition formule le souhait que le programme national Nutrition-Santé intègre la dimension locale à ses messages. Ainsi, il faudrait continuer à manger 5 fruits et légumes par jour mais, si possible, poussés localement. Logique, quand on sait que plus un aliment est consommé tôt après sa récolte, plus il garde ses propriétés nutritives.

Des plats locaux livrés dans les ministères

Toutes les 10 000 signatures, la pétition sera apportée dans un ministère chaque fois différent. Elle sera accompagnée de petits plats cuisinés avec des produits locaux. 

Les explications de Mathile Golla du Figaro demain au micro d'Emmanuel Moreau

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