Aux portes de Strasbourg, Farid et ses trois associés ont créé une technologie au profit de la terre. Objectif : réduire la mortalité des abeilles et améliorer la production de miel.

Les abeilles
Les abeilles © Getty

Rien n'est plus appréciable dans les initiatives que celles qui associent savoir faire, emploi local et action pour la biodiversité. Avec Tech4Gaia, quatre associés strasbourgeois ont crée une ruche connectée.

Noémie : une ruche connectée

Noémie permet de veiller sur nos chères abeilles à distance explique Farid Maniani : "Effectivement, la mortalité aujourd'hui est multifactorielle pour les abeilles. Et on doit pouvoir agir et suivre des éléments qui sont cruciaux pour elle, à savoir la température, l'humidité. Voir si la production de miel est cohérente sur une certaine période. Et tout cela nous donne des indicateurs de vitalité de nos colonies sur un écosystème bien déterminé."

Le premier impératif, c'est de surveiller le vécu des ruches de façon à éviter la surmortalité, mais aussi de préserver d'abord l'environnement parce que c'est la première source d'alimentation des abeilles

L'abeille a été nommée 'l'être vivant le plus important' puisqu'elle est à l'origine de un tiers de l'alimentation mondiale.

"Elle pollinise 80 % des plantes à fleurs. Ce qui veut dire que si l'abeille venait à disparaître, comme dans certains pays en Asie, on se priverait de nos tartes aux pommes, de nos brownies, de notre petit café le matin, ce qui deviendrait très, très gênant pour un bon nombre de personnes."

Ce boîtier qui a été baptisé Noémie, est facilement adaptable à la ruche et ne dérange pas la vie des abeilles : "On a voulu être le moins possible. On a ce qu'on appelle une balance connectée qui est en extérieur. Des capteurs qui sont également à l'intérieur avec un réseau de communication qui est important, qui, lui, ne va pas nuire et ne pas déranger les abeilles."

Le prototype est opérationnel. La commercialisation est imminente : "Nous avons une pré-série qui est en finalisation, une centaine d'unités, de façon à pouvoir avoir une première collecte de données et pouvoir apporter les premiers éléments d'information à des collectivités, à des chercheurs, parce qu'ils ont besoin de ces données environnementales."

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