Au cœur des gratte-ciels de New York, une ferme urbaine cultive des plantes rares à l'intention des grands chefs.

Farm one, la ferme urbaine des grands restaurants au coeur des grattes ciel de New York
Farm one, la ferme urbaine des grands restaurants au coeur des grattes ciel de New York © Getty / RICOWde

Dans le quartier huppé de Tribeca, le restaurant Atera, qui a deux étoiles au Michelin, a mis en place une chaîne d’approvisionnement on ne peut plus local. Il suffit de prendre l’escalier pour passer de la cuisine à la ferme : Farm.One est une ferme urbaine. Celle-ci fait pousser en intérieur près de 200 espèces de plantes rares et savoureuses du monde entier dans son jardin.

Culture en hydroponie

Cette technique consiste à cultiver hors-sol, dans un liquide nutritif. Les racines ne sont pas dans la terre mais plongées dans une eau qui ne stagne pas et qui leur apporte les nutriments nécessaires à leur croissance. Cette technique à l’avantage de consommer 95% moins d’eau par rapport à une ferme traditionnelle, il n’y a pas de pesticides, de pollution des sols. C’est donc sur une surface de 60m2  que s’entassent des plantes rares en étage. 

Un QR code pour chaque plante

Chacune à une étiquette avec le nom du restaurant qui a passé commande et un QR code qui permet de tracer son historique. Au total, Farm.One fournit plus d’une trentaine de restaurants dans New York, et toutes les plantes sont livrées à vélo ou en métro.

Des plantes toute l'année.

On trouve du basilic à l’oxalis, en passant par les brèdes mafanes aux parfums exotiques puissants et des fleurs aux effets anesthésiants. Les restaurants qui s’y fournissent sont les seuls à avoir ces plantes du monde entier aussi fraîches et disponibles toute l’année.

Trop énergivore

L’inconvénient majeur de cette technique est son coté énergivore : Farm One dépense des milliers de $ en électricité chaque mois pour alimenter ses ventilateurs et ses lampes LED, qui restent allumées 16 heures par jour pour se substituer au soleil.

Mais selon Robert Laing, l’impact de cette consommation énergétique est largement compensé par le fait que les plantes sont cultivées sur place et n’ont pas besoin d’être acheminées des quatre coins du monde…

Emma Stokking de l'agence Sparknews qui revient de New York au micro d'Emmanuel Moreau

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