Une Américaine a conçu un filtre en papier qui ne coûte que quelques centimes. Il représente un formidable espoir pour les millions de personnes dans le monde qui n'ont pas accès à l'eau potable.

Des millions de personnes n'ont pas accés à l'eau potable
Des millions de personnes n'ont pas accés à l'eau potable © Getty / Suhaib Al_Khateeb / EyeEm

L’ensorceleuse qui se cache derrière cette invention s'appelle Theresa Dankovitch. Pendant son doctorat à l’Université de McGill qui a démarré en 2008, cette chimiste américaine a en effet étudié de très près le florilège de nano-particules qui permettent de filtrer l’eau.

Le livre de papier filtre

Ce sont les nanoparticules d’argent et de cuivre qui ont particulièrement attiré son attention pour leur pouvoir bactéricide. Et comme ces particules sont très fines, Theresa a eu l’idée de les intégrer dans un filtre aussi fin... qu’une feuille de papier. Le livre buvable était né !

99% des bactéries éliminées

Le mode d’emploi de ce livre buvable est inscrit sur chacune des pages : il suffit d'en arracher une, de l’installer comme un filtre à café en la mettant par exemple sur une passoire et de laisser couler de l’eau polluée à travers le papier. Les bactéries pathogènes présentes dans l’eau vont être inactivées au contact des nanoparticules d’argent et de cuivre lors de la percolation dans le papier absorbant ; l’eau qui sort du filtre devient ainsi tout à fait saine. D'après Theresa, chaque page de ce livre a la capacité d’éliminer 99% des bactéries de 100 litres d’eau.

Un espoir pour les personnes gagnant entre 2 et 10 dollars par jour

En 2015, Theresa a présenté son livre buvable infusé de feuilles d’argent et de cuivre à la Société Américaine de Chimie. Tel qu’il a été présenté, le livre contenait assez de pages pour filtrer l’eau bue par une personne en quatre ans. Un an plus tard, en 2016, elle a créé Folia Water, une start-up dédiée à la commercialisation et à la distribution du papier filtrant. Il représente un espoir pour les millions de personnes qui n'ont pas accès à l'eau potable. La population que cible Theresa gagne entre 2 et 10 dollars par jour.

En test dans plusieurs pays

Theresa a testé dans de nombreux pays son papier filtrant, notamment au Ghana, au Honduras, au Bangladesh, au Kenya, ou encore en Chine. Les tests ont prouvé que le filtre était efficace sur plusieurs types d’eau polluée, notamment l’eau de puits, de rivières, d’étangs, et même des eaux usées.

Les explications d'Emma Stokking de l'agence Sparknews au micro d'Emmanuel Moreau 

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