Les stations de ski de basse altitude sont touchées par le réchauffement climatique. Certaines, comme les Rousses dans le Jura, mettent en place des solutions pour continuer leurs activités tout en essayant de préserver l’environnement.

Le flocon vert, un label qui distingue les stations qui tentent de limiter leur impact environemental
Le flocon vert, un label qui distingue les stations qui tentent de limiter leur impact environemental © Getty / Imgorthand

La station de ski des Rousses à la frontière suisse affiche une hauteur de neige de 60 cm en haut des pistes et 15 cm en bas. Comme la plus part des stations de basse altitude elle présente l'avantage de pouvoir skier entre les sapins mais elle reste très exposée aux risques liés au réchauffement climatique.

La cour des comptes tire la sonnette d'alarme

Il est toujours  difficile de mesurer le changement climatique à notre échelle", précise Claire Devilliers, qui travaille à la station Les Rousses. "Avant, la saison s’étendait de novembre à mars. Maintenant, c’est plutôt de janvier à avril”.   La cour des comptes a tiré la sonnette d’alarme  en indiquant que le réchauffement climatique rendait fragile l’équilibre financier de ces stations.

Canons à neige

La cour souligne par ailleurs  que les solutions mises en place par les stations ne sont pas toujours les mieux adaptées. Elle cite le cas des  canons à neige. On estime que chaque année 30 millions de mètres cubes d'eau sont utilisés pour fabriquer de la neige de culture. Un tiers de la neige sur la quelle nous skions serait artificielle. Or cette neige provient de l'eau des rivières, ce qui n'est pas sans conséquence sur l'équilibre hydraulique en montagne.

Eaux de pluie

La station des Rousses tente de gérer l’eau de manière raisonnée. Elle utilise principalement de l’eau de pluie récupérée à laquelle elle n’ajoute aucun produit artificiel.  Côté énergétique, la station est dotée depuis 2009 d’une chaufferie bois qui remplace les énergies fossiles et permet de bénéficier d’une  énergie locale.

Flocon vert

Cet ensemble de mesures a permis à la station d’être une des premières à avoir reçu « un flocon vert ». Un label  développé par l’association Mountain Riders basé sur 21 critères  censés garantir que la station s’inscrit dans une démarche durable.  Les critères sont travaillés en concertation avec  70 structures parmi lesquelles figurent : l’ADEME,  la Fondation  pour la Nature et l’Homme, des associations d’élus,  de professionnels, des domaines skiables, de l’hébergement, des association d’environnement

Plus d'explications avec Océane Herrero du Figaro demain  au micro d'Emmanuel Moreau

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