Un jeune violoniste français apporte la paix dans les quartiers pauvres de Tananarive par l’enseignement de la musique

Le violon pour diminuer la délinquance
Le violon pour diminuer la délinquance © Getty / kali9

Léo Marillier est diplômé des plus grandes écoles internationales de musique. A 13 ans, Il jouait  déjà comme soliste avec orchestre dans toute l’Europe mais aussi aux Etats-Unis et en Russie. Aujourd'hui agé de 24 ans,  il est premier violon dans la formation 

Master class dans le bidonville

Faire partager la musique au plus grand nombre est devenue une de ses priorités. C’est pourquoi  il organise des master class pour aider une cinquantaine de  jeunes musiciens malgaches à se perfectionner et se connaitre. 

Recevoir du partage

Dans le quartier d'Andohatapenaka, un quartier extrêmement pauvre de Tananarive  au taux de délinquance élevé, Léo est le seul à porter des chaussures. L'école de musique y apparait comme une sorte d'oasis. Déjà  les enfants peuvent recevoir  un gouter . Dans les ateliers de chant ou d'instruments ils apprennent à travailler ensemble et à se respecter. Chacun prouve qu'il est capable "de recevoir du partage"

Enseigner aux élèves pour qu'ils deviennent enseignants à leur tour

Parce que les meillleurs musiciens souvent sont partis à l'étranger, Leo apprend à ses éleves à transmettre. Ainsi le moment venu, ils pourront enseigner à leur tour. 

Pénurie d'instruments

Sur place les instruments sont réalisés avec les matériaux locaux. Le bois utilisé pour les violons provient des essences sur place. La plus part ont été réalisés par des ébenistes et non des luthiers. Léo s'arrange comme il peut pour faire venir de France des archets, des pièces pour réparer

Laureat 2019 au concours  Declic jeune de la Fondation de France, il va pouvoir utiliser la bourse allouée pour continuer son enseignement et éditer un livret créer pour l'entretien des instruments.

Léo Marillier , violoniste, au micro d'Emmanuel Moreau

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