Le photojournaliste Reza lance des ateliers photo pour les migrants qui ont rebroussé chemin et qui reviennent au pays.

Reza utilisent l'apprentissage de la photo pour aider les réfugiés dans le monde
Reza utilisent l'apprentissage de la photo pour aider les réfugiés dans le monde © Mohamed Ali Dia

Reza revient tout juste de Côte d’Ivoire. Il vient d’achever la première  formation montée avec  l’OIM, l’Organisation Internationale pour les Migrations, destinée  aux migrants qui ont abandonné leur espoir d’un ailleurs qui rebroussent  chemin et rentrent au pays.

Des ateliers plus humains que techniques

Par la photographie, Reza réapprend  à ces hommes et à ces femmes à retrouver leur place. Il souhaite leur permettre de porter un nouveau regard sur ce qui les entourent et ainsi sur eux-mêmes. "Ce que je fais, c'est de l'art-thérapie pour ces personnes qui reviennent blessées, meurtries. D'autres le font avec la peinture moi c'est avec la photo" annonce-t-il.

Une première en Cote d'Ivoire 

L'atelier en Côte d'Ivoire était une première. Il y avait six participants dont trois réfugiés de 17 à 29 ans, deux hommes et une femme. Le premier jour, Reza se souvient que celle-ci restait sourde à toutes sollicitations, elle n'osait pas regarder en face. "On sentait un personnage malmené, cassé" et six jours après, appareil en main, elle était devenue quelqu'un de différent   

Des journalistes dans les stagiaires

Les trois autres participants étaient des journalistes venus approfondir leurs connaissances. Reza a souhaité monter ces sessions aussi pour eux. En effet, il a constaté qu'en Côte d'Ivoire mais aussi dans d'autres pays où il y a des migrants de retour, les journalistes ne relaient pas leur histoire. C'est un sujet tabou : "Les migrants ce ne sont que des chiffres". 

Avec cet atelier, Reza a pu créer des liens et donner un  visage à ces chiffres.

D'autres ateliers ailleurs dans le monde sont prévus. 

Reza au micro d'Emmanuel Moreau 

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