Après les fraises, après les tomates... C’est au tour du safran de pousser sur les toits. Une exploitation pionnière montée par quatre sœurs.

Améla du Bessey ceuille ses premieres fleurs de la saison
Améla du Bessey ceuille ses premieres fleurs de la saison © Radio France / Emmanuel Moreau

Améla, Louise, Philippine et Bérengère sont sœurs. Ensemble, elles se sont lancées dans la culture du safran sur les toits de Paris.

700m² de toits

Les quatre sœurs fascinées par la magie qui entoure le safran ont décidé de se lancer dans la culture de cet or rouge sur les toits. Personne ne l'avait fait avant elles. Par chance, une grande chaîne de magasin qui investit dans l’agriculture urbaine leur a laissé transformer en plantation à ciel ouvert les 700 m² de son toit dans le XIIIe arrondissement de Paris. Elles ont commencé par y installer 20 tonnes de terre.

45000 bulbes plantées à la main

Puis, elles ont planté un à un, pas moins de 45 000 bulbes bio. Un travail réalisé entièrement  à la main. Ces bulbes sont installés dans des sacs en géo textile qui ont comme avantage de permettre l'évacuation de l'eau, le safran n' ayant besoin que de très peu d'humidité. 

La cueillette en octobre 

Actuellement, les plantes sont en pleine floraison, attirant les abeilles trop contentes de voire les dernières fleurs de l'année . Ce délice d'odeur et de couleur ne dure que trois semaines. Tous les matins du mois elles vont  venir cueillir ces fleurs sur leur toit. 

Après, commencera un travail d’orfèvre : les fleurs seront émondées, le pistil rouge sera coupé avec des ciseaux dorés, avant d'être déshydraté. Leur safran est très apprécié des chefs étoilés mais aussi des clients du grand magasin au toit potager

Cet été, Améla a créé une nouvelle safranière sur le toit d'une école à Montrouge (92) , la prochaine sera à Lyon. Plus d'explications avec Améla du Bessey, co-fondatrice des Bienélevées, au micro d'Emmanuel Moreau

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