C'est une histoire de fraternité insulaire. Suite à un grave accident d'un jeune soudanais sur l'île de Noirmoutier, une chaîne de solidarité pour lui venir en aide s'est constituée.

Noirmoutier en l'Ile et ses marais salants
Noirmoutier en l'Ile et ses marais salants © Getty / Anger O

Sadik est un soudanais de 28 ans qui a fui la milice de son pays. Entré en Europe par  l'Italie, il est arrivé à Noirmoutier avec sept autres réfugiés pour être hébergé temporairement,  le temps pour l’administration d'instruire son dossier.  

Des activités pour découvrir l'ile

Sur l’île des bénévoles organisent régulièrement des activités pour accompagner ces jeunes migrants. Ils les reçoivent chez eux, les font participer à des tournois de boules, de foot, les invitent à des concerts, leur apprennent le français. L'accident est arrivé lors d'une de ces sorties.

Tétraplégique

En décembre dernier Salik se rend à la piscine de Noirmoutier en l’Île. Il se blesse gravement en plongeant la tête la première dans le petit bassin. Il se fracture les vertèbres. Dans le coma, il est transporté d'urgence à l’hôpital de Nantes où il restera plusieurs semaines en soins intensifs.

Il apprivoise son handicap

Le 7 juillet, il a rejoint le centre de rééducation Saint Jacques où depuis il apprivoise petit à petit son handicap. Il ne peut pas se déplacer sans son fauteuil, ni manger seul. 

L'entraide insulaire

L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a régularisé sa situation en juillet dernier. Même s'il est  seul en France, il n'est pas isolé. L'association Sadiki mon ami a été créé pour l'aider. Une chaîne d'entraide s'est constituée. Deux fois par semaine deux bénévoles, anciennes professeurs de français touchées par son histoire et sa gentillesse viennent lui apprendre notre langue. Il sait surtout qu'il peut compter sur le soutien moral et financier de ces femmes de Noirmoutier en l’île au caractère bien trempé qui avec d'autres multiplient les actions pour qu'il ait un avenir. Ines fait des confitures... Bénédicte de la Librairie "Trait d'Union" ouvre sa cour pour vendre des livres au profit de l'association... L'argent couvre une partie de ses besoins et sert à l'habiller. Prochainement, les bénévoles voudrait l'emmener acheter un manteau pour l'hiver en attendant des jours meilleurs.

Les explications d' Odile Lorber, présidente de l'association Sadik au micro d'Emmanuel Moreau

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