Dans quelques jours sera lancée la quatrième édition des Repair Days. Cette opération met en place des ateliers pour apprendre à réparer plutôt qu'à jeter.

84 % des personnes déclarent avoir fait reparer un objet
84 % des personnes déclarent avoir fait reparer un objet © Pacific Press

Les repair days sont organisés par une célèbre entreprise de remplacement de pare-brise et des acteurs associatifs locaux sensibles à une consommation plus durable et responsable. C’est donc le moment d’exhumer des placards le vieil aspirateur qui s’essouffle, la lampe qui fait sauter les plombs ou le lecteur de cd qui  tourne dans le vide.

Les enfants pourront réparer leurs jouets

Les réparations sont réalisées sous forme d'ateliers qui se tiennent dans les stands marqués Repair Days dressés la plupart du temps sur les voies piétonnes. Ils sont facilement reconnaissables car ils sont tous en bois. Ils sont occupés par des associations locales spécialisées dans la réparation de l’électroménager, des vélos, mais aussi de toutes sortes de petits matériels. Ces ateliers sont gratuits et se veulent participatifs. Les grands comme les petits sont invités à prendre les tournevis, les fers à souder, les pinces coupantes et suivre les conseils des formateurs. Il est à noter que cette année, les enfants pourront eux-mêmes réparer leurs jouets grâce à l’association Rejoué. Une fois l’objet remis en état, celui-ci reprend le chemin de la maison ou pourra être cédé à une association d’aide aux plus démunis

20 minutes pour remettre en état

"Nous avons un taux de réussite de plus de 70%, car très souvent la panne est assez minime. Nous essayons de passer maximum 20 minutes par objet pour que tout le monde soit satisfait et que les gens n’attendent pas trop", explique Céline Coulibre Dumenil, la directrice du développement responsable de Carglass. 

Les associations profitent de la file d’attente pour sensibiliser chacun aux bons gestes et faire de la pédagogie. "Nous faisons prendre conscience aux gens que le petit geste de chacun est important", précise Kamera Vesic, la fondatrice de l’association Pick pick environnement. Par exemple, elle indique que le ramassage de dépôts sauvages, coûte à une ville de taille moyenne près de 400 000 euros par an.

Des objets qui donnent l'occasion de se rencontrer

Au-delà de l’intérêt utile et écologique, les Repair days sont l’occasion de discussions autour des objets. Ainsi Huguette, la soixantaine qui revient chaque année, avait pu évoquer l’année dernière ses souvenirs avec d’autres participants en sortant de son cabas son petit four de 30 cm… des années 60.

Les Repair days se tiendront à Lille, le 22 juin, Nantes le 26 et Bordeaux le 28 juin…

Tous les détails avec Claudia  Cohen du Figaro Demain au micro d'Emmanuel Moreau

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