Tenu par une poignée de bénévoles, un atelier deux fois par semaine sur l'île de Lesbos ouvre ses portes aux migrants pour leur permettre de réparer leurs objets. Le reste du temps, il sert à trouver, en commun, des solutions pour satisfaire les besoins vitaux.

Les gilets de sauvetage abandonnés sur les cotes de Lesbos
Les gilets de sauvetage abandonnés sur les cotes de Lesbos © Getty / Joel Carillet

L’île grecque de Lesbos accueille toujours et encore des migrants. Dans le camp de Mira par exemple, ils sont 14 000 pour une capacité 5 fois moindre. Face à cette situation extrême de ces hommes, de ces femmes et enfants, Marjolaine Bert, accompagnée de Clémentine Bourel a créé l'association Low Tech With Refugees.

Des vélos, des bouilloires à réparer

L'association a créé un atelier. L'installation paraît dérisoire face aux besoins. L'atelier mesure 25m². Deux jours par semaine, il est ouvert à tous pour réparer les objets du quotidien. A l’intérieur, toutes sortes d'outils sont disposés. Beaucoup de vélos sont apportés. Ils sont récupérés dans les décharges où ils ont été abandonnés. De nombreuses bouilloires sont aussi remises en état. Toutes les interventions sont faites dans le respect de l'environnement. 

Les gilets de sauvetage servent d'isolant pour les tentes

Les autres jours de la semaine, l'atelier sert à trouver des solutions aux besoins exprimés par les demandeurs d'asile. Elles sont cherchées, soit sur Internet, soit imaginées sur place, ensemble. Actuellement, l'association et les migrants travaillent à la fabrication de panneaux isolants pour les tentes. Ils sont confectionnés avec la mousse des gilets de sauvetage, innombrables sur l'île puis assemblés avec des sacs plastiques trouvés sur place... Il faut faire d'autant plus vite que l'hiver arrive.

350 personnes par mois

En moyenne, ce sont 350 personnes qui passent chaque mois à l'atelier. Les solutions trouvées sont partagées. Elles sont mises à la disposition de tous, en open source via internet. 

L'association Low Tech With Refugees a reçu une bourse de la fondation Cognac-Jay qui va lui permettre de continuer son action. 

Clémentine Bourel, secrétaire de l'association au micro d'Emmanuel Moreau

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