4 jeunes femmes sont parties à la rencontre des vigneronnes en Europe. Elles sont allées d'Espagne à la Géorgie, et elles reviennent tout juste de leur périple. Un voyage à la rencontre de solutions bonnes pour la planète.

Elisabeth, Manon, Zoe et Sophie devant la Betty en Hongrie dans la region du Tokaj
Elisabeth, Manon, Zoe et Sophie devant la Betty en Hongrie dans la region du Tokaj © Worldwinewomen

Ces quatre jeunes femmes ont chacune 22 ans. Parisiennes et lyonnaises, elles sont soit étudiantes soit en année de césure avant de s’engager dans la vie professionnelle. A bord de Betty, un vieux van des années 80, elles ont parcouru, plusieurs mois durant, les vignobles de l’Espagne jusqu’en Georgie. 

Innovation dans un milieu traditionnellement masculin 

Le but de leur voyage était de rencontrer des femmes en contact avec la nature, engagées écologiquement, qui innovent dans un milieu traditionnellement masculin. "On s'est rendu compte que les femmes étaient sous-représentées dans le monde du vin. Notamment à cause de cette tradition de transmission du domaine de père en fils", explique Elisabath Auzias. "Et comme nous sommes toutes les quatre de formation scientifique, un secteur où les femmes sont aussi minoritaires, ils nous a semblé intéressant d'aller les interviewer pour comprendre leurs parcours".

Femme à la tête de vignoble

Elles ont découvert des profils très différents selon les pays. En Slovénie ou en Croatie, elles ont eu du mal à trouver des femmes à la tête de vignobles à la différence d'autres pays comme l'Espagne ou la France... 

D'une façon générale, les femmes sont plus souvent à la commercialisation du vin et plus rarement dans les vignes, sur les enjambeurs ou à la cave. 

Couverture végétale dans les vignes 

"Nous pensons que les femmes qui sont dans les vignes ont fait le choix de leur passion. Elles n'ont pas subi le poids de la tradition. Elles n'appliquent pas forcement des recettes toutes faites", explique Elisabeth Azias. "Elles s'adaptent au changement, en partant de l'analyse de la plante". C'est ainsi que les quatre voyageuses ont pu voir des initiatives pour préserver au maximum l'eau  avec de la couverture végétale dans les vignes mais aussi beaucoup de travail en agroforesterie.

Toutes les péripéties du voyage sont à retrouver sur leur compte Instagram @worldwine_women. qu’ont tenu Elisabeth, Manon, Zoe et Sophie tout au long de leur aventure. Et un documentaire est prévu pour mai prochain.

Elisabeth Auzias, à l’initiative de ce voyage, au micro d'Emmanuel Moreau 

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.