Un entrepreneur indien développe des couverts comestibles. Pour lutter contre le fléau écologique des couverts en plastiques, il a créé des cuillères, fourchettes et baguettes à base de maïs. Elles sont même réutilisables.

Les couverts en plastique, fléau pour l'environement
Les couverts en plastique, fléau pour l'environement © Getty / Tim Forsström / EyeEm

Un entrepreneur indien a déclaré la guerre aux couverts en plastique avec une alternative comestible ! L’entreprise Bakeys a été fondée en 2011 à Hyderabad, dans l’état indien de Telangana, par Narayana Peesapaty, un entrepreneur déterminé à éradiquer la pollution générée par les centaines de milliards de couverts en plastique consommés dans le monde chaque année qui représentent un véritable fléau pour l’environnement. 

Peut-être plus pour longtemps… 

Bakeys s’est donné pour mission de rendre ces couverts comestibles, et remplacer le plastique par des nutriments. Ces couverts se présentent sous plusieurs formes : une simple cuillère, une fourchette à trois dents ou encore des baguettes chinoises qui ressemblent à s’y méprendre à des gressins. D’autres couverts sont aromatisés à la cannelle, au gingembre, au sucre ou encore au cumin.

Ces couverts sont assez épais pour ne pas se casser à la première bouchée

Ces couverts sont assez épais pour ne pas se casser à la première bouchée, il faut d’ailleurs de bonnes dents pour les manger, ce qui n’est pas forcément le cas de toutes les personnes qui les utilisent en Inde ! En attendant, les couverts comestibles Bakeys semblent être une bonne alternative, bien meilleure que les couverts compostables à base d’amidon de maïs qui sont rarement compostés et finissent régulièrement dans les décharges ou les incinérateurs ! 

Les couverts Bakeys sont encore un peu plus chers que le plastique

Actuellement, les couverts Bakeys sont encore un peu plus chers que le plastique, mais Narayana Peesapaty espère qu’avec l’augmentation des volumes, il pourra réaliser des économies d’échelle qui lui permettront d’être aussi compétitif que le plastique. Et il semble être sur la bonne voie : la campagne de financement participatif lancée sur la plateforme Kickstarter en 2016 a récolté près de 280 000 dollars alors que le montant initial demandé n’était que de 20 000 dollars ! 

Emma Stokking de l'agence Sparknews au micro d'Emmanuel Moreau.

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