À Nantes, des cabines téléphoniques permettent d’écouter ses auteurs ou autrices préférés lire des passages de leurs œuvres.

Stéphanie Hanet de la libraire Coiffard avec Sylvian Tesson au bout du fil
Stéphanie Hanet de la libraire Coiffard avec Sylvian Tesson au bout du fil © Radio France / Emmanuel Moreau

Les cabines téléphoniques ont, petit à petit, disparu de nos trottoirs. Toutefois à Nantes, il y en a encore deux qui sont magiques.

Un numéro de téléphone, une œuvre

Elles permettent d’entrer en contact avec les auteurs et autrices. Il suffit de taper sur le clavier leur date de naissance affichée sur une liste apposée dans la cabine pour les entendre. J’ai ainsi fait le 09.12.19.57. Au bout du fil, Emmanuel Carrère lisait D’autres vies que la mienne.

Une cinquantaine de textes 

C'est la librairie Coiffard  accompagné de l'artiste-designer Stéphane Phélippot qui a mis en place ces cabines téléphoniques importées d’Angleterre, qu’elle a restaurées et peintes en noire pour fêter son centenaire . Elle a sélectionné une cinquantaine d’écrivains. On trouve aussi bien George Orwell, Marguerite Yourcenar que Sylvain Tesson ou Patrick Modiano. Les textes ont été retenus car tous avaient un rapport plus ou moins lointain avec la librairie.

Une des cabines va déménager à l’hôpital

Mais pourquoi des cabines téléphoniques ? 

Parce qu'elles sont intrigantes, insolites. On s'arrête, on regarde par la vitre et on s'interroge : est-ce que c'est vraiment une cabine ?

L’une des deux cabines se trouve rue de la Fosse et l’autre sur le toit de l’Ecole nationale supérieure d’architecture. Cette dernière rejoindra à la fin du mois le hall principal du CHU de Nantes pour être mise à la disposition des malades, des visiteurs et des personnels soignants.

Stéphanie Hanet de la librairie Coiffard au micro d'Emmanuel Moreau

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