En Inde, un architecte s'inspire des alvéoles des ruches pour créer un climatiseur écologique.

Climatiseurs sur un toit d’hôtel
Climatiseurs sur un toit d’hôtel © Getty / Jeff Greenberg

Monish Siripurapu habite à New Delhi, une ville ou les température dépassent régulièrement 40°C l’été. Dans ces conditions, Monish fait comme tout le monde, il cherche un peu de fraîcheur : une fontaine, un coin d’ombre, un ventilateur, ou bien sûr un bon gros climatiseur comme on en voit fleurir par millions dans le monde.

Énergivore

Seulement, selon lui, ces climatiseurs électriques sont dramatiques d’un point de vue climatique. En effet Les climatiseurs consomment beaucoup d’énergie, et lorsqu’ils sont en fin de vie ils émettent des gaz, les HFC, qui réchauffent le climat 1000 fois plus que le CO2.

Technique antique retrouvée

Il s’est donc tourné vers l’architecture traditionnelle qui, comme il le dit lui-même, regorge de sagesse  qui peut etre encore source d’innovation. Et en effet, c’est en s’inspirant d’une technique égyptienne qui consiste à utiliser des pots en terre cuite pour refroidir l’air que Monish a eu en 2015 l’idée de développer un système similaire qu’il a nommé CoolAnt.

Alvéole d'une ruche 

Concrètement, il dispose des gros tubes en argile les uns au-dessus des autres, puis il laisse couler de l’eau sur ces tubes. Lorsque celle-çi  s’évapore, elle refroidit l’air qui est à l’intérieur du tube, et qui ressort donc plus froid qu’il n’est entré. Et pour bien agencer les tubes les uns au-dessus des autres, Monish s’est inspiré de la nature, et en particulier de la forme des alvéoles d’une ruche.

15 degrés de moins

Sa première installation, ressemblant à une grosse ruche, a permis de réduire la température intérieure d’une usine de matériel électronique en périphérie de Delhi à 35 degres alors qu’habituellement il y fait près de  50°C.

Primé par l'ONU 

CoolAnt ne consomme pas d’énergie à l’exception de la pompe qui achemine l’eau sur les tubes. De plus, ils sont facilement remplaçables car en argile et  dégradables  puisqu’il s’agit de terre. C’est pour toutes ces raisons que CoolAnt a valu à Monish et à son équipe d’être primés par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement en 2018. 

Oeuvre d'art

Aujourd’hui, deux systèmes sont en exploitation : ETHER, un micro-système adapté au refroidissement de petites surfaces, et un autre système beaucoup plus grand destiné non seulement à refroidir des espaces publics, mais aussi à être assimilé à une véritable œuvre d’art en extérieur. 

Plus de renseignements avec Emma Stokking de l'agence Sparknews au micro d'Emmanuel Moreau 

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