Dans la Drôme, des viticulteurs installent des nichoirs pour mieux cultiver leurs vignes. Ils souhaitent voir se développer très rapidement plus de biodiversité dans leurs cultures.

Des nichoirs pour héberger les mesanges dans les vignes
Des nichoirs pour héberger les mesanges dans les vignes © Getty / Avalon

Il y a quelques semaines, des nichoirs sont apparus dans les vignes de la Drôme. Ils ont été confectionnés par des viticulteurs de l’appellation Clairette de Die avec le soutien du Parc naturel du Vercors

800 nichoirs

Au mois de janvier, 9 viticulteurs se sont mis à confectionner ces maisonnettes à planter dans les vignes. Ils en ont fabriqué 800, toutes en bois. Puis, en février ils les ont installés sur leurs 40 hectares de terres.

"On entend déjà le chant des mésanges"

Ils sont aménagés pour accueillir des mésanges, ces passereaux toujours très actifs au bec court et au corps trapu et des chauves-souris. Ces animaux sont tous insectivores, ils élimineront ainsi les vers, comme celui de la grappe et les insectes qui attaquent les exploitations. "On entend déjà des chants de mésanges", se réjouit Fabien Lombard, président de l’appellation en ajoutant que les résultats se feront surtout sentir au début de l’automne et de plus en plus au fil des ans. "Il faut environ deux ans pour qu’il y ait de la récurrence", précise-t-il.

Impact sur la biodiversité

Tous les viticulteurs engagés dans cette action croient à la force du travail collectif. "Adhérer à ce projet commun nous permet d’avoir un impact plus fort sur la biodiversité", se réjouit Arnaud Van der Voorde, co-président de l’appellation Clairette de Die et des Vins du Diois. "L’intérêt de notre travail, que  l’on a déjà vu ailleurs, c’est qu’il est collaboratif et d’envergure", reprend Fabien Lombard. 30 000 euros ont été engagés. Pour l’instant, cette initiative ne concerne que quelques communes :  Montclare sur Gervanne, Cluze et Beaufort-sur-Gervanne. Si l’expérimentation est un succès, l’appellation Clairette de Die compte élargir ce programme aux 30 communes de l’appellation d’ici  deux ou trois ans, ce qui concernera alors 160 hectares.

Sensibilisation dans les écoles

Les vignerons planteront aussi des arbres et des haies dans l'avenir. Pour chacune de ces actions, ils bénéficieront d’une formation qui viendra perfectionner leur connaissance de la biodiversité et qu’ils iront ensuite partager dans les écoles.

Plus d'explication avec Pierre Zéau du Figaro demain au micro d'Emmanuel Moreau

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