Deux inventeurs allemands ont créé un sac à linge pour machine à laver. Il emprisonne les fibres synthétiques afin qu'elles ne polluent pas l'eau.

La pollution invisible  des mers par les micro fibres
La pollution invisible des mers par les micro fibres © Radio France / Emmanuel Moreau

Alexander Nolte et Oliver Spies sont passionnés de surf. Ces deux Allemands ont notamment fondé en 2014 une marque de vêtements sportifs et d'équipement de surf qui a connu un grand succès dans leur pays. 

Mais au fil du temps, ils se sont inquiétés de la pollution par les plastiques en mer. Ils l'étaient d'autant plus qu'ils avaient conscience qu'avec la vente de leurs vêtements techniques en fibre synthétique, ils contribuaient au problème. 

Chacun de nous est responsable

Tous ceux qui portent des vêtements en fibre synthétique et qui lavent leur linge en machine participent à cette pollution. En effet, lors du lavage, certaines fibres synthétiques des vêtements se brisent, se détachent et finissent dans les eaux usées. Elles ne sont retenues ni par le lave-linge, ni par les stations d'épuration. Elles vont donc dans la mer ou elles perturbent les écosystèmes naturels pour une durée indéterminée. À la différence des fibres naturelles comme le coton ou la laine qui finissent par se dégrader dans la nature.

Une solution à la source 

Culpabilisés, les deux passionnés de surf se sont creusés la tête jusqu’à ce qu'ils trouvent une solution très pragmatique pour lutter contre cette pollution de microfibre "à la source". Ils ont donc créé ce sac à linge. Il est lui-même fait d'une fibre très résistante qui "filtre" les microfibres de plastique dans la machine à laver tout en permettant au linge enfermé d'être lavé.

Le sac, l'ami des Guppy

Ce sac porte le nom de Guppy Friend soit l'ami des "Guppy", du nom de  ces petits poissons tropicaux très colorés. Il est suffisamment grand pour recevoir deux à trois grosses polaires. Il est commercialisé sur le site de Patagonia, une célèbre marque qui a décidé d'aider Alexander et Olivier à développer leur concept à grande échelle. 

Les explications d'Emma Stokking de l'agence Sparknews au micro d'Emmanuel Moreau. 

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