Un collège de Saint-Jean de La Ruelle dans le Loiret divise par trois ses restes à la cantine en instaurant une batterie de solutions.

Les cantines scolaires sont particulièrement concernées par le gaspillage alimentaire
Les cantines scolaires sont particulièrement concernées par le gaspillage alimentaire © Getty / Maskot

La restauration collective est un secteur où l’on gaspille beaucoup. Les cantines scolaires sont particulièrement voraces. Selon l’ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), 170 grammes d’aliments par personne terminent quotidiennement dans la poubelle de la cantine. Un collège où 500 élèves déjeunent chaque jour jette en moyenne 10 tonnes d’aliments par an soit l’équivalent de 22 000 repas. Ce sont 33 000 euros qui partent ainsi à la poubelle.

La table de troc

Conscient des enjeux, le collège Max Jacob à Saint-Jean-de-la-Ruelle a réagit en mettant en place plusieurs actions dont la table de troc. Le principe est simple, lorsqu’à la fin de son repas, un élève s’aperçoit qu’il a eu les yeux plus gros que le ventre, qu’il a par exemple pris un fromage et un dessert et qu’il ne peut finir, il dépose son fromage et/ou son dessert sur une table dédiée. Un camarade qui a encore faim n’aura plus qu’a aller se servir. Une vraie économie est ainsi tout simplement réalisée car dans une collectivité tout ce qui sort de la chaîne du froid ne peut y retourner et donc doit être jeté.

Le fromage en vrac

Le collège a aussi décidé de se faire livrer en vrac certaines denrées. Le fromage, par exemple, n'est plus proposé au self emballé en portion individuelle. Il est découpé à la demande. La distribution du pain aussi est limité. L’élève dans la file du self ne peut prendre que 3 morceaux. "S’il en souhaite plus" précise Cyrille Roger - le principal de cet établissement classé en zone prioritaire- "il pourra en redemander seulement après avoir mangé les autres".

Neuf à onze kilos de déchets par jour

Avec ces nouveaux gestes, le collège a réussi à limiter fortement ses déchets. Il ne jette plus que 9 à 11 kilos quotidiennement alors qu’avant ces adaptations, le sac poubelle pesait 27 à 32 kilos en fin de service. 

Au-delà de cette économie, les collégiens  qui adhérent volontiers à la démarche deviennent de ce fait aussi des ambassadeurs de l’antigaspi au sein de leur familles.

Mathilde Golla du Figaro demain qui publie une série d'initiatives sur le sujet au micro d'Emmanuel Moreau

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