Une société bruxelloise propose des abonnements pour cultiver des parcelles de potagers sur les toits de Paris et en consommer les fruits et légumes récoltés.

De plus en plus d'acteurs privés végétalisent les toits
De plus en plus d'acteurs privés végétalisent les toits © Getty / Holly Hildreth

La société bruxelloise Peas & Love a décidé d’importer le concept de « ferme urbaine sur les toits » à Paris. Le principe est très simple : à l’instar des potagers collectifs, il suffit de prendre un abonnement pour louer une parcelle de terre et y cultiver ses fruits et légumes. Pour l'heure, il faut s'inscrire sur la liste d'attente.

30 euros par mois la location de la parcelle

Dans le cas de Peas & Love, il suffit de verser 30 euros par mois pour disposer d’une parcelle de 3 mètres carrés de potager sur les toits de bâtiments ou d’entreprises à Paris ou dans la petite couronne. Les adhérents récoltent et consomment les fruits de ces parcelles cultivées.

Un professionnel entretien les jardins

A la différence des jardins partagés traditionnels, un agronome entretient les parcelles pour eux. Le créateur du concept de ces fermes urbaines partagées, Jean-Patrick Scheepers, a souhaité que les parcelles soient entretenues par des professionnels car les jardiniers amateurs « n’ont pas forcement la main verte » !

De ateliers pour former les urbains

La structure va proposer des cours de maraîchage à ses abonnés. Ils pourront assister à toutes les étapes de la pousse à la récolte des fruits et légumes, souligne le créateur des potagers urbains partagés. Les adhérents auront même à choisir les plantes qu’ils récolteront, notamment sur les 15 % de la ferme où la communauté peut faire pousser collectivement les plantes sélectionnées. « Il y a beaucoup de pédagogie autour du projet, nous enseignons aux urbains comment cultiver, conserver et cuisiner les légumes. Mais les potagers ne sont pas un gadget et les parcelles sont productives : sur 3 m2, nous comptons pas moins de 7 emplacements de plante. L’objectif n’est pas de nourrir une famille mais de changer certaines habitudes et reconnecter les citadins avec leur alimentation. » Les jardins sont connectés et les abonnés peuvent suivre l’évolution de leurs plantes à distance !

Liste d'attente

Pour l’instant Peas & Love compte deux fermes en Ile-de-France ; toutes deux ont été prises d’assaut ! Les 250 parcelles de la ferme la plus vaste de 1000 m2 ont toutes été louées et 600 personnes sont sur liste d’attente. 30 fermes devraient ainsi voir le jour dans le Grand Paris, affirme Peas & Love, qui envisage aussi de s’implanter à Lyon ou à Lille.

Mathilde Golla du Figaro demain au micro d'Emmanuel Moreau.

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