Des cyber-citoyens s’organisent pour combattre le harcèlement sur la toile. Ils viennent en aide aux personnes attaquées en ne les laissant pas seules face aux messages haineux. Ce mouvement a pris son origine en Suède.

Des cyber citoyens pour défendre les personnes attaquées sur le web
Des cyber citoyens pour défendre les personnes attaquées sur le web © Radio France / Emmanuel Moreau

Il est fréquent de lire des avis haineux sous des articles , des photos ou des vidéos publiés sur le net. Pour réagir contre ces attaques, un groupe de cyber-citoyens sous le nom de #jesuisla s’est constitué.  Ses membres agissent contre la cyberhaine en venant  en aide aux personnes attaquées.

Des commentaires pour équilibrer le débat

Le système est simple : le groupe repèrent des fils de discussions sur le web à caractère haineux, relevant de fausses nouvelles, ou visant des personnes . Les membres du groupe interviennent en  publiant des commentaires afin de  rééquilibrer le débat ou en s’appuyant sur des documents officiels, sur des faits incontestables.

Attaque de femme politique sur le physique

Ainsi, très récemment les jeunes en Belgique qui manifestaient pour le climat ont fait l’objet de commentaires haineux. Le groupe est intervenu avec des messages comme «Bravo, vous serez peut être capable de faire ce que nous adultes n’avons pas réussi à faire : préserver la terre». Ce peut être aussi des personnalités politiques qui sont visées. En France, l’une d’elle était attaquée sur son physique, les #jesuisla ont écrit «qu’on soit pour cette candidature ou contre on peut probablement argumenter sans s’en prendre au physique».

Ne pas laisser la personne seule face à ces détracteurs

Les membres du collectif ne laissent pas la personne seule face à ces détracteurs. «Un grand nombre de commentaires haineux sous un article, une vidéo ou un tweet peut laisser penser que la majorité des Français partagent cette opinion. Il est ainsi nécessaire de s’indigner et de rétablir la vérité. Nous constatons d’ailleurs que lorsque nous commençons à inverser la tendance, certains décident de nous emboîter le pas», se réjouit Xavier Brandao le fondateur du groupe pour la France.

Un mouvement de 75.000 adhérents en Suède

Ce mouvement qui a essaimé en Europe est né en Suède. Il a été crée en 2016 par la journaliste Mina Dennert sur Face Book sous le nom  « #jagärhär» qui signifie je suis la. Aujourd'hui ils sont 75000 adhérents prêts à intervenir. La Suède va maintenant plus loin puisque des avocats se sont regroupés pour pour poursuivre les auteurs de messages haineux qu'ils dénoncent à la police. Des condamnations ont déjà été prononcées. 

Mathilde Golla du Figaro Demain au micro d'Emmanuel Moreau

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