Une amoureuse des océans, a décidé de s’engager professionnellement pour une meilleure gestion des déchets de la pêche. Elle récupère auprès des marins les filets de pêche usagés pour les transformer.

Un pêcheur consomme en moyenne 800 kg de filet par an
Un pêcheur consomme en moyenne 800 kg de filet par an © Getty / PhotoPlus Magazine

Sabine Meneut, 27 ans, se qualifie elle-même de rêveuse active. Elle a créé sa société Glokis  implantée à Marseille afin d'agir pour la défense des océans.

Les filets de pêche, un outil de travail en plastique

Elle veut préserver les pécheurs qui sont en voie de disparition dit-elle. Ils ne sont plus que 1 038  sur le littoral méditerranéen français. Avec ses deux associés Kevin et Julien océanographe et biologiste, elle leur propose une solution éco responsable  pour ne plus continuer de polluer avec leur outil de travail en plastique, les filets.

800 kilos de filet par an et par pêcheur

En principe les filets usagés sont apportés en déchetterie. Mais la plupart du temps, ils sont abandonnés dans un hangar ou ailleurs. Comme il est estimé qu'en moyenne un pêcheur utilise 800 kg de filet par an, ce sont des milliers de kilomètres de filets qui sont abandonnés.

Solution simple et gratuite

Sabine propose aux pécheurs, trop contents de la trouver, de récupérer leurs vieux filets. Les moins abîmés sont valorisés sur place grâce à une couturière qui les transforme en sac, les autres partent à Brest. Là, ils sont broyés pour être transformés en nouvel objet, comme par exemple des montures de lunettes recyclées et recyclables...

Des dauphins nageant dans le plastique

Cet engagement pour préserver les océans lui est venu à 11 ans alors qu'elle traversait l’océan  à la voile, avec sa mère.  Née au Kenya, elle a vécu 14 ans en Guyane.  Sa mère aventurière avait décidé de faire la traversée Guyane les Açores à la voile . C'est à cette occasion qu' elle a vu des dauphins nager au milieu des bouteilles plastiques. Lorsque plusieurs années plus tard, au cours d'une plongée à Marseille, elle revu ces mêmes bouteilles plastiques, elle a décidé de créer sa société pour s'engager personnellement dans ce combat pour la planète. 

Sabine Meneut, cofondatrice de Glokis au micro d'Emmanuel Moreau

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.