En Inde les tuk-tuks ou “rickshaws” jaunes et verts qui sillonnent les rues sont bien pratiques et abordables. Ils contribuent néanmoins à un problème majeur pour la pays: la pollution des villes. Des solutions innovantes se mettent en place pour aider les chauffeurs qui ont tout petits moyens financiers.

Les tuck tucks indispensables en ville
Les tuck tucks indispensables en ville © Getty / alexs

Les  tuk-tucs ou “auto-rickshaws” jaunes et verts font partie du paysage urbain en Inde. Si ces tuk-tuks sont bien pratiques et abordables, pour peu qu’on négocie de mettre le “meter”, ils contribuent néanmoins à un problème de plus en plus majeur : la pollution des villes.

120 000 tuck-tucks à Bengalore

Une étude commandée par l’Union européenne a révélé que le total des émissions annuelles des 120 000 tuk-tuks de Bengalore s’élève à 450 000 tonnes de CO2 et 164 tonnes de particules fines PM10, soit près de 70% des émissions totales de ces particules fines.  Selon l’OMS, l’Inde compte 22 des villes les plus polluées au monde, New Delhi en tête.  

Inciter les chauffeurs de rickshaws à acheter des véhicules moins polluants 

Près de 50 % des chauffeurs de tuk-tuk louent leur véhicule faute de moyen, ce qui limite leurs revenus et leur capacité à choisir un véhicule moins polluant. 

Les conditions d’obtention d’un prêt auprès des  banques classiques ne sont pas fait pour les faibles revenus. Il est donc irréaliste d’attendre des chauffeurs qu’ils puissent s’engager d’eux-mêmes contre la pollution sans les aider. Le fond d'investissement danois Three Weels United les y aide en faisant des prêts. 

Des prêts adaptés au terrain

Les chauffeurs qui louent des tuk-tuks équipés d’un moteur à deux temps gagnent généralement l’équivalent de huit dollars par jour, tandis que ceux équipés d’un moteur à quatre temps consomment moins de carburant, ce qui réduit les coûts de maintenance et leur permet de quasiment doubler leur revenu ! Three Wheels United prête donc de l’argent aux chauffeurs, à un taux de 10,5%, pour qu’ils puissent acheter un moteur à quatre temps. Parallèlement ce fond développe un système d'entraide entre les chauffeurs

99% des prêts sont remboursés

En cinq ans, plus de 99% des chauffeurs à qui Three Wheels United a prêté de l’argent ont remboursé leur emprunt. Selon son PDG Cedrick Tandong, la société espère financer plus de 11 000 véhicules d’ici 2022, dont 25% seront électriques.

Pour plus de détails retrouvez Emma Stokking de l'agence Sparknews au micro d'Emmanuel Moreau

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