Suite à plusieurs suicides de détenues, l'établissement pénitencier a fait appel à une association d'animaux mediateurs.

Aurélie Vinceneux avec Gandi dans ses bras
Aurélie Vinceneux avec Gandi dans ses bras © Radio France / Emmanuel Moreau

Tous les jeudis après-midi, les chiens de l'association Cœur d'Artichien et leurs maîtresses vont en prison. Ils vont à la rencontre des détenues dont certaines sont condamnées à de longues peines pour infanticide.

Des séances de calinage

Les chiens sont attendues par les détenues. Lorsqu'ils arrivent dans la salle, ils jouent avec chacune, se font caresser, se font câliner. Ce sont des moments où les tensions retombent et où la parole peut se libérer. Les intervenantes travaillent avec leurs propres animaux. 

Des chiens dressés spécialement

Gandy et Betty, un berger des shetlands et un berger australien appartiennent à Aurélie Vinceneux, psycho pratricienne qui coordonne le projet : 

Mes chiens ont été spécialement sensibilisés aux émotions humaines . Par leurs attitudes, ils m'indiquent ce qu'ils ressentent de la personne à coté d'eux. Ce qui me permet un contact plus facile

Différents thèmes sont travaillés au cours des séances

Grace à la médiation animale, les intervenantes peuvent afin de faciliter les échanges, aborder de nombreux thèmes avec les détenues : les émotions, la famille, les animaux....

Une pause dans un monde de tension

Les séances du jeudi sont des marqueurs. Pour certaines, qui attendent des années leur procès, elles ponctuent le temps et permettent à d'autres d'oublier quelques heures les tensions. 

L'action de Coeur d'Artichien a été primée par la fondation Affinity.

Aurélie Vinceneux, coordinatrice du programme de médiation animale à la prison de Nantes pour l'association Coeur d'Artichien au micro d'Emmanuel Moreau.

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.