La plateforme Chatterbox a été créée pour aider les réfugiés en Grande Bretagne à trouver un travail. Elle permet à ceux qu'elle emploie d' avoir un revenu régulier tout en partageant leurs connaissances, leurs talents et leurs cultures.

Chatterbox est considéré comme un vecteur d’intégration et d’échange interculturel fort.
Chatterbox est considéré comme un vecteur d’intégration et d’échange interculturel fort. © Getty / Alexander Spatar

Les parents de Mursal Hedayat ont fui l’Afghanistan quand elle était petite, et malgré un diplôme d’ingénieure civile et une maîtrise parfaite de quatre langues, sa mère a eu un mal fou à trouver un emploi à la hauteur de ses compétences. Permettre aux réfugiés de faire reconnaître leurs talents est donc devenu une priorité pour Mursal. 

Création d'une école en ligne

Pendant ses études, elle est allée à la rencontre des communautés de réfugiés au Royaume-Uni mais aussi à l’étranger pour mieux comprendre les enjeux. Ce qui l’a frappée, c’est que de nombreuses organisations qui aident les réfugiés ne prennent pas suffisamment en considération leur niveau d’éducation et leurs nombreuses compétences. C’est ainsi qu’à l’été 2016, lors d’une visite d’un camp à Calais, Mursal a eu cette  l’idée de valoriser le formidable plurilinguisme des réfugiés en créant son école de langue en ligne.

Un dentiste syrien, une journaliste chinoise

L’école du nom de Chatterbox emploie 30 réfugiés originaires de Syrie, d’Afghanistan, de Chine, d’Iran ou encore de Colombie. Des profils a découvrir sur le site qui sont aussi l’occasion d’idées de sujets d’échanges culturels pour les cours de conversation.  

Parmi ces professeurs de langue, on retrouve Eiad, un dentiste syrien qui a parcouru la planète. Il y a aussi Jihyun, une poétesse et militante des droits de l’homme originaire de Corée du Nord. Ou encore Huiling, une jeune journaliste chinoise qui a un doctorat en biotechnologie et qui une excellente connaissance de la médecine chinoise.

Une plateforme d'emplois

50% des revenus de l’école sont réinvestis dans des projets qui aident les réfugiés à s’insérer professionnellement. En effet, en plus de l’école de langue, Chatterbox vise à devenir une plateforme de diffusion d’emplois pour les réfugiés.

Les explications d'Emma Stokking de l'agence Sparknews au micro d'Emmanuel Moreau

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.