Plutôt que d’utiliser des montures en plastique, deux entrepreneurs ont créé des lunettes à partir de coquillages. Les montures sont faites d’huîtres, de moules et de coquilles Saint-Jacques.

Sandrine Guyot et ses lunettes coquille saint jacques de Trouville
Sandrine Guyot et ses lunettes coquille saint jacques de Trouville © Radio France / Emmanuel Moreau

Installés à Auray, en Bretagne, Laurent Pezé et Sandrine Guyot dont la famille était négociante en coquillage, ont eu l’idée de transformer en richesse ces tonnes de déchets que représentent les coquillages. Ils les récupèrent auprès des professionnels de la pêche et de la restauration.

Premier producteur d'Europe

La France est le premier producteur européen de coquillages. 250 000 tonnes sont sorties de l'eau par an. Les Français ne boudent pas cette production, ils en sont même les premiers consommateurs. 

Des montures en coquillage

Laurent Pezé et Sandrine Guyot ont ainsi créé en partenariat avec des acteurs de la pêche, une collection de lunettes de soleil faites à la main dont les montures sans plastique sont réalisées à partir de coquilles Saint-Jacques, d’huîtres ou de moules.

Les Saint-Jacques de Trouville-sur-Mer

Toutes les lunettes sont identifiables. Il y a la lunette en Saint-Jacques de Trouville, la lunette d'huîtres de Cancale mais aussi celle en moule du Mont-Saint-Michel. 

En couleur mais sans odeur

Les lunettes respectent l'aspect du coquillage. La Saint-Jacques est en écaille crème et marron avec bien sûr un peu de couleur orange. La lunette en moule du Mont-Saint-Michel est bleue avec des pointes jaunes comme le mollusque. 

Des ostréiculteurs, des restaurateurs

Les lunettes Friendly Frenchy sont faites à partir de coquillages récupérés auprès des ostréiculteurs du Cap Ferret, de Cancale. Les restaurateurs sont aussi intéressés de se débarrasser de leurs coquilles de cette façon. C'est le cas avec Trouville. Celles-ci au moins ne seront pas incinérées ou enfouies...

Une alternative au plastique

Les coquilles sont nettoyées puis broyées. Cette matière première est ensuite liée avec une huile végétale et va servir à fabriquer la monture de la paire de lunettes. Quand aux verres, ils proviennent d’Oyonnax dans l'Ain. 

Comme les plateaux de fruits de mer, ces lunettes de soleil ont un coût : elles valent de 85 à 250 euros. 

Sandrine Guyot, la co-fondatrice de Friendly Frenchy au micro d'Emmanuel Moreau 

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