L' association "Espero" forme les réfugiés, les demandeurs d’asile aux techniques d'agriculture urbaine et, plus particulièrement, à l'apiculture. Une initiation réalisée par des passionnés qui connait un vif succès.

Carlos Arbelaez directeur d'Espero devant son ancienne école Sciences Po
Carlos Arbelaez directeur d'Espero devant son ancienne école Sciences Po © Radio France / Emmanuel

Espero est une association qui s'est donnée comme objectif de réconcilier l''homme avec la nature. Elle forme des personnes réfugiées à l'apiculture grâce aux ruches qu'elle gère dans Paris.

Un directeur à l'écoute des abeilles

Carlos Arbelaez est le directeur de l'association. Ce réfugié colombien est arrivé en France à l’hiver 2011. Il a dormi dans la rue plusieurs semaines, puis grâce à une main tendue, il s’est inscrit à la fac de droit, a repassé ses diplômes, a enchaîné avec un master à Science Po avant d’être embauché au HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés). Enseigner l'apiculture aux personnes réfugiées le mobilise particulièrement. 

Les abeilles sont ses ambassadrices

Pour lui, les abeilles sont "des réfugiés de la nature". Elles viennent en ville, car, dans les campagnes, la vie leur est devenue impossible. Les produits chimiques les déciment. En s’installant ici, "elles nous envoient un signal pour dire que, là-bas, il se passe quelque chose". Il aime ce parallèle avec les personnes réfugiées.

Des réfugiés peuvent apprendre l'apiculture
Des réfugiés peuvent apprendre l'apiculture © Getty / Gary Yeowell

Une formation théorique et pratique

L'apprentissage de l'apiculture se fait par sessions. Il intéresse particulièrement des personnes réfugiées, issues du monde agricole, qui découvrent, là, de nouvelles techniques. Après la théorie, ils passent à la pratique : elles apprennent, par exemple, à placer un essaim d'abeilles. 

40 ruchers actifs

Espero est lauréat de plusieurs prix pour monter des ruches dans Paris. Actuellement, elle gère 40 ruches dont certaines sont installées dans des centres d'hébergements d'urgence. Son miel se vend sur les marchés...

► Toutes les explications de Carlos Arbelaez, directeur d'Espero au micro d'Emmanuel Moreau 

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