Un réseau solidaire entre étudiants s’est monté en quelques semaines pour fournir à manger à ceux qui n’arrivent plus à se nourrir correctement. Les bénéficiaires sont en majorités des étudiantes

Préparation de la distribution alimentaire place de la Sorbonne à Paris
Préparation de la distribution alimentaire place de la Sorbonne à Paris © Matteo Bordron

Samedi dernier, place du Panthéon à Paris, 250 étudiants ont fait la queue devant les stands de l’association Cop1 solidarités étudiantes pour récupérer un panier alimentaire. Chaque colis avait été préparé par des étudiants pour des étudiants.

150 bénévoles solidaires 

Cette association basée à la Sorbonne est née à la rentrée, après que des étudiants de cette prestigieuse université au cœur de Paris se soient rendus compte qu’autour d’eux de plus en plus de leurs copains ne mangeaient pas correctement. Parti d'un noyau constitué de 6 personnes, l'association aujourd'hui compte 150 bénévoles dans ses rangs venus de différentes facultés.   

Des paniers de 5 kilos

Les distributions ont lieu deux fois par semaine. Les paniers alimentaires sont confectionnés de la façon le plus équilibrée possible. On y trouve des produits frais, légumes, fruits oeufs, ainsi que de produits secs, gâteaux, riz et pâtes. Il peut y avoir aussi des plats cuisinés. L'idée est de donner de quoi manger sainement. Ces denrées proviennent d' associations ou de dons. 

75% des bénéficiaires sont des étudiantes

Afin de mieux cerner les besoins, l'association fait remplir un questionnaire anonyme aux bénéficiaires. Ulysse Guttmann Faure, 20 ans, le président de Cop1 solidarités étudiantes reconnait qu'en plus du nombre de bénéficiaires, il a été été surpris de découvrir que 75%  étaient des femmes. 

Produits d’hygiène

L'association a ainsi adapté ses distributions en offrant des protections périodiques. Celles-ci étaient très demandées à cause de leur coût. D'autres produits d’hygiène sont aussi ajoutés comme du dentifrice, des brosses à dents. 

Niveau d'étude élevé

Le jeune président de l'association a aussi été surpris de découvrir le profil des étudiants et leur place dans le cursus universitaire. Beaucoup des bénéficiaires sont en fin de cycle, L3, master 1, master 2, voire des doctorants. 

A chaque sortie, Ulysse découvre que la demande est plus importante qu’il croyait. Il espère maintenant pouvoir multiplier la fréquence et les points de distributions d’ici quelques semaines. 

Ulysse Guttmann Faure, président de COP1 solidarités étudiantes au micro d'Emmanuel Moreau 

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.