A Orléans, des clowns spécialement formés interviennent au sein de l'unité médico-judiciaire pédiatrique. Avec leur dérision, ils aident les enfants maltraités…

"Un enfant victime de maltraitance n’est pas un enfant malade, cependant il a besoin de soins."
"Un enfant victime de maltraitance n’est pas un enfant malade, cependant il a besoin de soins." © Getty / Imgorthand

Il y a 53 unités médico-judiciaires pédiatriques en France et une dizaine à venir. Initiée par La Voix de l’Enfant, ces structures ont été pensées pour recueillir, de la façon la moins traumatisante possible, la parole des enfants victimes de maltraitance.

Des clowns à cote des policiers et médecins

Sur place une infirmière accueille l’enfant, qui est ensuite interrogé par un policier, puis reçu par un psychologue avant d’être examiné par le médecin légiste. A Orléans, ce dispositif est renforcé par la présence des clowns de l’association Le rire médecin.

Leur langage : le jeu

Les clowns sont au nombre de deux, ils arrivent d'une façon impromptue dans la salle d'attente avec leurs habits de clowns. Il viennent, disent-ils, chercher le chat, ou demandent où est la plage... Ils parlent ainsi à l'enfant à travers un langage qui est le sien : le jeu.  Au fil des minutes les tensions tombent et les clowns s'effacent pour laisser la place à l’enquêteur.

Ils accompagnent l'enfant pendant les examens médicaux selon sa demande

Si l'enfant le souhaite les clowns seront à ses cotés lors des examens médicaux. Comme à l’hôpital, ils détourneront son attention pendant l'auscultation....

La présence des clowns à l'unité d'Orléans a été expressément demandée par le docteur Barbara Tisseron qui avait pu apprécier leur action lorsqu'elle était interne  à l'institut Gustave Roussy.

La fondation de France et l'association La bonne étoile financent cette initiative.

Emmanuelle Bon, clown et formatrice au rire médecin au micro d'Emmanuel Moreau

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