Des élèves ingénieurs développent un procédé inédit de déneigement des routes respectueux de l’environnement. Ils remplacent le sel extrêmement polluant par une molécule naturelle.

Chaque hiver des milliers de tonnes sont répandues sur les routes et trottoirs.
Chaque hiver des milliers de tonnes sont répandues sur les routes et trottoirs. © Getty / gremlin

L ’Ebi, l’école de biologie industrielle,  est une école d’ingénieurs dont 80% sont des filles. 11 d’entre elles,  ont décidé de rompre la glace dans le grand amphithéâtre du Medef. 

GoodB'ice

Leur groupe accompagné de trois garçons a présenté à un jury composé en partie d'entrepreneurs leur projet GoodB'ice. Tous ont travaillé à mettre au point une alternative naturelle à l'utilisation massive du sel de déneigement. 

Une molécule provenant de déchets alimentaires

"Pour l'instant on a commencé par diminuer l'utilisation du sel, à terme on va le remplacer par une molécule issue de déchets agro alimentaires" explique Vansoriya Ouk, l’une des élèves ingénieures.

Des milliers de tonnes  de sel sur les routes  

Chaque hiver plusieurs milliers de tonnes de sel de déneigement sont répandues sur les routes, autoroutes et trottoirs. Il permet de prévenir la formation de verglas et reste efficace jusqu’à des températures de -7°. Il est largement utilisé car il revient moins cher que d'autres fondants comme celui utilisé pour les pistes aéroportuaires. 

Un coût environnemental élevé 

Les milliers de tonnes de sel répandues sur les sols se retrouvent après dans les eaux, des rivières, des lacs  avec un impact négatif sur la faune mais aussi la flore. Selon le WWF (World Wildlife Fund) "il serait responsable de la disparition, chaque année, d’un million d’arbres"... 

Les explications de Vansoriya Ouk, étudiante à l'EBI, au micro d'Emmanuel Moreau

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