Avant la fashion week, de petits couturiers se rassemblent pour promouvoir une mode plus éthique et néanmoins esthétique.

Des vetements 100% recyclés
Des vetements 100% recyclés © Thomas Lodin pour Hopall

L'industrie du textile est la deuxième industrie la plus polluante après le pétrole selon Ecowatch. De petits couturiers veulent promouvoir une mode plus éthique en recyclant les vêtements et les bouteilles de plastique. 

Du neuf avec du vieux

Parmi eux, une jeune société, Hopaal, a été montée par deux entrepreneurs de Toulouse qui veulent participer à l’avènement d'une mode plus responsable en prenant soin de l'homme et de la planète. Leurs vêtements sont 100% recyclés. Ils font du neuf avec du vieux. 

« Au toucher et à la vue, nous ne voyons pas la différence entre nos habits et des vêtements neufs classiques de qualité », indique Mathieu Couacault, cofondateur d’Hopaal

Rachat de tonnes de vieux vêtements

Aucune matière n'est piochée dans les réserves de la planète. Ils rachètent des tonnes de vieux habits. Ils s'appuient sur l'association Le  Relais, le spécialiste de la collecte de vêtements. Ils trient et valorisent cette matière première afin d'en faire un nouveau fil pour réaliser de nouveaux vêtements.

Bouteilles en plastique recyclées

Ils créent aussi de la fibre de polyester à partir de bouteilles en plastique recyclées et de chute de coton bio pour confectionner leur modèle de tee-shirt par exemple.

Fort impact

Ce sont de vrai rois de la récupération. Ils réutilisent l'intégralité de la matière première. En procédant ainsi, ils évitent la surproduction du coton et celle de plastique bien sûr.

Autre économie : l'eau. Ils utilisent 50 litres d'eau pour réaliser un tee-shirt recyclé contre 2 500 pour les tee-shirts standards. 

Des ateliers en France

De plus, à la différence de beaucoup du secteur, ils ne font pas fabriquer leurs vêtements à l'étranger. Ils évitent le transport polluant. Ils mettent en place des circuits courts, ils s'appuient en effet sur les ateliers qui sont restés en France, ces ateliers de confections installés sur le territoire et qui ont survécu aux délocalisations. Ils estiment ainsi avoir sauver une quarantaine d'emploi. 

Depuis 2016, l'entreprise à déjà remis dans le circuit cinq tonnes de vêtements et 30 000 tonnes de bouteilles en plastique.

Tous les détails avec Mathilde Golla du Figaro demain au micro d'Emmanuel Moreau 

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