Des parents d’élèves se sont installés derrière les fourneaux de la cantine de leurs enfants. Ils y servent des produits de saison, bio et locaux.

En 2022 avec la loi alimentation, dans la restauration collective 50% des produits seront locaux et 20% bio
En 2022 avec la loi alimentation, dans la restauration collective 50% des produits seront locaux et 20% bio © Getty / Alexander Spatari

A Sourcieux-les-Mines, une commune de 2027 habitants au cœur des monts du lyonnais, l’école a accepté de confier la gestion du restaurant scolaire à l’association des parents d’élèves. Après avoir dénoncé le contrat qui les liait à un prestataire extérieur,  deux parents se sont mis aux fourneaux

Une maman et un papa

Patrice Michalon est cuisinier de métier et bien sûr parent d’élèves, il est accompagné de Viriginie Siena dont l’enfant est scolarisé dans l’école. Tous les deux en avait assez de voir leurs enfants se bourrer de gâteaux après à la cantine. C’est ainsi qu’ils ont eut l’idée de s’associer pour reprendre en main la restauration. « Avant de concrétiser l’idée, nous avons établi un business plan. Nous avons alors réalisé que c’était faisable et nous avons soumis le projet à la mairie qui l’a validé », précise John Mumford, président de l’association des parents d’élève, chef d’entreprise.

Des menus confectionnés avec des produits de la région

Patrice et Virginie confectionnent les menus. Ils s’appuient essentiellement sur les circuits courts. Ainsi il s’approvisionnent chez les producteurs bio aux alentours. Les baguettes sont celles du boulanger du village, les fromages de chèvres sont commandés dans une ferme toute proche et les yaourts viennent d’une autre village des alentours comme la viande, les fruits et les légumes .

Les recettes refaites à la maison

Les enfants apprécient les plats servis, tout comme leurs parents dont certains demandent même les recettes pour les reproduire chez eux ! Cette nouvelle façon de faire se traduit dans les chiffres. 

180 repas par jour

Les résultats sont là. Le nombre de repas pris à la cantine à augmenté. Il est passé de 120 en moyenne à 180. La cantine est ainsi rentrée dans ses frais. Elle a même pu dégager quelques bénéfices. Avec quelques autres solutions innovantes, le gaspillage a même été divisé par 10...

Les explications de Mathilde Golla du Figaro demain au micro d'Emmanuel Moreau

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