L’application danoise Be My Eyes crée par un malvoyant permet à des milliers de bénévoles d’aider des personnes aveugles du monde entier simplement grâce à la camera du smartphone.

Avec son application Be My Eyes, le Danois Hans Jørgen Wiberg met en lien des personnes déficientes visuelles avec une armée de bénévoles prêt à s’engager sur des actions de micro-bénévolat. 

Des actions de micro bénévolat

Quand un aveugle a besoin d’aide, il ouvre l’application et Be My Eyes appelle le premier bénévole disponible. Ensuite, avec la caméra de l’utilisateur aveugle, le bénévole répond à la demande: lire une date de péremption d'un produit alimentaire, ou déchiffrer un plan...ce qui ne prend en général qu’une ou deux minutes

Une application crée par un malvoyant

Hans Jørgen Wiberg est lui-même déficient visuel. A 25 ans, alors qu’il rêvait de créer une ferme laitière, il a appris qu’il était atteint du syndrome d’Usher qui affecte la vue et l’audition. En 2012, alors âgé de 48 ans, il décide de se lancer et de présenter son idée lors d’un Startup Weekend, une conférence réunissant des start-up. En un weekend, Be My Eyes est née. Moins de trois ans plus tard, l’appli était lancée.

Un succés immediat 

Des milliers de personnes se sont inscrites, quelques célébrités y ont apporté leur soutien, et Hans Jørgen Wiberg s’est vite retrouvé à la tête de l’une des applications de l’année à la croissance la plus rapide.

950 000 bénévoles

Aujourd’hui, elle connecte quelque 950 000 bénévoles et 67 000 déficients visuels, dans120 langues différentes. Désormais, un aveugle ne doit plus seulement compter sur sa famille et ses amis, il n’a plus le sentiment d’être un fardeau. Les utilisateurs aveugles de son application apprécient de pouvoir demander de l’aide sans vraiment demander, et qu’elle leur permet d’accomplir des petites tâches sans attendre l’arrivée d’un ami ou d’un voisin.

Une application gratuite pour tous

Hans s’est engagé à ce que Be My Eyes reste gratuit pour les utilisateurs. Il espère tres vite diffuser son application dans les pays en développement. L’Organisation mondiale de la santé estime que 90 % des déficients visuels du monde vivent dans des régions à bas revenus.Les explications d'Emma Stokking de l'agence Sparknews au micro d'Emmanuel Moreau

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