La ville de Kalundborg au Danemark a un parc industriel ou les entreprises ont décidé de s’associer durablement. Elles ont mis en oeuvre tout un processus pour faire en sorte que les déchets de l’une deviennent les ressources de l’autre.

La symbiose industrielle de Kalundborg est la première et la plus avancée au monde, elle a inspiré d'autres villes.
La symbiose industrielle de Kalundborg est la première et la plus avancée au monde, elle a inspiré d'autres villes. © Getty / Tobias Bagge

Situé à une centaine de kilomètres de la capitale danoise, la ville de Kalundborg mérite d'être connue pour  ses magnifiques tours médiévales, mais aussi pour son site de symbiose industrielle.

Tout à commencer avec un pipeline

Au début, il n’y avait qu’une zone portuaire et industrielle quelconque, avec ses usines, ses docks et ses porte-conteneurs. Dans les années 1970, l’entreprise Statoil, un géant pétrolier norvégien qui s’appelle maintenant Equinor, pousse la municipalité à construire un pipeline pour relier sa raffinerie au Lac Tissø car elle a besoin d’eau de refroidissement. En contrepartie, Statoil s’engage à acheminer cette eau une fois chauffée à la centrale thermique voisine.

D'autres acteurs ont suivi

Au fur et à mesure, d’autres acteurs se sont greffés. Ainsi aujourd’hui l’entreprise Novozymes récupère la vapeur d’eau issue de la centrale thermique pour l’utiliser dans la production de ses enzymes. Cette eau résiduelle est ensuite acheminée vers une centrale de méthanisation qui la transforme en biogaz. Novozymes se charge également de traiter l’eau pour qu’elle soit parfaitement propre et prête à être rejetée dans la mer à la sortie. Après ces 7 escales, l’eau est consommable.

Neuf entreprises s'échangent des matériaux

La centrale thermique transfère elle,  ses déchets de gypse à l’usine voisine de Saint Gobain Gyproc qui l’utilise comme matière première pour fabriquer du plâtre. Auparavant ces même déchets étaient enfouis, ils sont désormais une ressource ! Au total, ce sont 9 entreprises qui échangent aujourd’hui des flux d’eau, d’énergie et de matière. 

Ce modèle a été dupliqué dans d'autres villes comme Chartres ou Dunkerque. 

La déchetterie est devenue un lieu de rencontre

La municipalité va plus loin pour inciter ses habitants à être eux-mêmes des exemples d’économie circulaire : la déchèterie compte ainsi plus de 40 bennes qui correspondent à 40 catégories de déchets. C’est devenu un lieu de rencontre et de vie sociale entre voisins, surtout le weekend, et il arrive régulièrement qu’il y ait la queue à l’entrée !

Les explications d'Emma Stokking de l'agence Sparknews au micro d'Emmanuel Moreau

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