Depuis quelques semaines, deux hôpitaux parisiens, l’hôpital Cochin et la Pitié-Salpêtrière luttent contre le gaspillage alimentaire en redistribuant les denrées non consommées à des associations.

Deux hôpitaux à Paris testent la  redistribution de leurs surplus alimentaires à des associations.
Deux hôpitaux à Paris testent la redistribution de leurs surplus alimentaires à des associations. © Radio France / Eric Audras

L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) teste la redistribution des plats non consommés par les patients et les personnels hospitaliers à des associations caritatives. Lancée le 17 septembre dernier, cette initiative préparée de longue date est l’application en fait de la loi Alimentation qui vient d’être votée et qui étend aux cantines collectives, l’obligation de donner leurs excédents alimentaires à des associations. En l’espèce, les bénéficiaires sont Les Restos du cœur et l’association Entraide et Partage Avec les Sans-Logis.

Les bons gestes en amont

La jeune société Eqosphere travaille depuis 2 ans sur ce thème avec l’hôpital et a fait des préconisations afin de prévenir en amont le gaspillage et former les équipes aux bons gestes. L’objectif recherché n’étant pas de mettre en lumière les quantités redistribuées aux associations mais valoriser les bonnes habitudes prises par le personnel de l’hôpital pour réduire ce gaspillage.

Il ne s'agit pas de récupérer la nourriture jetée

Les opérations débutent en fin de service aux alentours de 14h. Là, une équipe identifie dans un premier temps les denrées non consommées, afin de trier celles qui sont éligibles au don et celles qui ne le sont pas. Il est vérifié entre autres que les emballages n’aient pas été dégradés et que la chaîne du froid ait bien été respecté. Cet inventaire réalisé, aux alentours de 16h, le personnel hospitalier informe Eqosphere du type de produits et des quantités disponibles qui prévient alors les associations qu'elles vont recevoir les dons.

Un  premier test

Il est trop tôt pour avoir des résultats fiables, l’opération ayant débuté en septembre. Mais un premier test a eu lieu en juin à la Pitié-Salpêtrière, le plus grand hôpital de France. En fait, il y a eu peu de repas non entamés. En 16 jours, seulement 850 portions ont été données aux associations, ce qui est rien au regard des 5 à 7500 repas préparés quotidiennement dans les murs. "Une bonne surprise" a dit Martin Hirsch, le directeur général de l’AH-HP. Concrètement, c’est par exemple le chou-fleur un weekend qui a été délaissé et qui a été redistribué aux associations. En fait, ce qui est redistribué représente juste un complément pour les associations mais pas de quoi faire un plat complet.

Le test prendra fin mi-décembre. L'objectif est d'étendre, "si on peut", la démarche à l'ensemble des hôpitaux de l'AP-HP qui confectionne de son côté 23 millions de repas par an.

Antoine Garbay du Figaro au micro d'Emmanuel Moreau

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