Elles sont partout dans les séries, les films, ces laborantin.e.s, scientifiques qui appartiennent à la police ou à la gendarmerie. Mais comment travaillent-ils dans la réalité ? Leurs méthodes sont-elles si différentes de celles utilisées sur les vraies scènes de crimes ? Décryptage avec de vrai.e.s expert.e.s..

Comment se déroulent les vraies enquêtes scientifiques et criminelles ?
Comment se déroulent les vraies enquêtes scientifiques et criminelles ? © Getty / SEAN GLADWELL

Il faut savoir se méfier des apparences et des jugements hâtifs. Voila la leçon que l'on pourrait retenir du parcours d'Alphonse Bertillon.

En 1879,  peu de gens auraient parié sur ce jeune homme de 26 ans : ancien élève médiocre, il vient d’obtenir de justesse son examen d’admission à la préfecture de police de Paris. Il y occupe un poste subalterne : il est chargé de ranger les fiches d'identification. Mais très vite il se révèle plein d’idées et de ressources, à tel point qu'il va finir par révolutionner la façon de conduire les enquêtes. Il développe d'abord un système d'identification s’appuyant sur des mesures du corps humains, système qui permettra par la suite de confondre des délinquants récidivistes se dissimulant sous plusieurs identités. 

Il va aussi s’employer à exploiter au maximum les traces et indices laissés sur les scènes de crimes.

Ainsi, en 1902, il est le premier au monde à identifier un meurtrier à partir de l’analyse des traces digitales qu’il a laissé sur les lieux de son crime.

Les méthodes d’investigations révolutionnaires d’Alphonse Bertillon vont inspirer les polices du monde entier. Notre élève médiocre est ainsi devenu le père des experts de la police scientifique contemporaine.

Depuis, les techniques se sont modernisées : les techniques et technologies ont évolué, se sont transformé. Mais que permettent-elles de faire exactement ? Loin des séries Hollywoodiennes, comment travaillent les vrais experts et expertes sur les scènes de crimes ou d’accidents ? Savent-ils mieux qu’hier se méfier des apparences et des jugements hâtifs ?

C'est ce que nous allons voir grâce à nos invité.e.s : 

  • Richard Marlet, Ancien chef de l'Identité judiciaire de Paris
  • Perrine Rogiez-Thubert, Capitaine de police au service régional de police technique et scientifique de Paris, en charge de la section d'investigation criminalistique
  • Patrick Touron, Commandant du pôle judiciaire de la gendarmerie nationale

Aller plus loin :

Programmation musicale :

  • Malik Djoudi - Instant réversible
  • Urban Village - Sakhisizwe
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