Avignon est plein de grands absents. C’est pratique les grands absents, ça permet de faire exister les présents. De les dédouaner parfois quand leur présence est tellement maladroite que finalement une absence ça n’aurait pas été dommage.

On se cache facilement derrière un absent surtout s’il est grand. Ou supposé grand, ou attesté par tout le monde comme grand.

L’absent tellement absent qu’on finit par ne plus voir que lui, par ne plus entendre parler que lui, l’absent dont l’absence est une présence insupportable.

Enfin il y a l’absent mort, là c’est imparable…

L’absent mort en revanche on ne peut le convoquer que s’il est vraiment grand. C’est l’absent qui permet de faire exister plus fort les vivants.

Avignon est plein de grands absents. Spéciale dédicace aux plus présents de ces grands absents.

L’été comme je suis, aujourd’hui je serai présentement Jacques Bonnaffé qui propose à Avignon un Sujet à vif dans le Jardin de la vierge du lycée Saint Joseph, ça s’appelle « Nature aime à se cacher », je serai Philippe Caubère qui au théâtre des Carmes ressuscite les mots et la présence d’André Benedetto, je serai Céline Milliat-Baumgartner qui se déshabille tous les soirs dans le OFF, un strip-tease malin et malicieux dont elle nous donnera ici un aperçu sur la petite scène du jardin de la rue Mons…

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