Le directeur de la Schaubühne de Berlin, est un metteur en scène de théâtre engagé, vivant, critique et généreux. De fait, il est devenu le "chouchou" des scènes françaises.

Thomas Ostermeier au Kino Kulturbrauerei le 27 octobre 2017 à Berlin, en Allemagne.
Thomas Ostermeier au Kino Kulturbrauerei le 27 octobre 2017 à Berlin, en Allemagne. © Getty / Tristar Media/Contributeur

Comme chaque année, le Théâtre des Gémeaux, à Sceaux, invite Thomas Ostermeier à présenter une de ses créations. Il s’agit cette fois du "Professeur Bernhardi", d’Arthur Schnitzler. Un texte qui entre en terrible résonance avec la marche de notre société. 

Sur fond d’antisémitisme latent, "Professeur Bernhardi" met en évidence cette montée des populismes et du religieux qui font chanceler les partis politiques traditionnels sur leurs bases, l’utilisation de faits divers à des fins électoralistes, un milieu politique gangrené par les intérêts personnels au détriment de la bataille pour le bien commun qu’il est censé mener. Comme si, en un siècle, rien n’avait vraiment évolué. Ou plutôt comme si l’Histoire se répétait une énième fois. A son habitude, Thomas Ostermeier s’empare du texte, auquel il donne des habits modernes. Pas d’effets, très peu de vidéo : tout est concentré sur le débat d’idées, dans le vase clos du milieu de la médecine, qui condense des enjeux sanitaires, humains et politiques. 

Avant de découvrir sa pièce sur scène, il est l'invité de l'Heure Bleue. 

Pastille sonore : Lars Edinger (Interprète : Xavier COmbe)

Choix musical : Aretha Franklin avec I say a little prayer 

Archive Ina du 27 avril 1981 : Rainer Werner Fassbinder  à propos du discours de l’art  

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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