Le musée d’art moderne de la métropole européenne de Lille présente jusqu'au 4 juin 2017, "Introspective" une rétrospective de l'œuvre de Michel Nedjar, maître de l'art brut.

Michel Nedjar et l’une de ses Poupées de voyage (New York) dans l’atelier Saint-Martin, 2010.
Michel Nedjar et l’une de ses Poupées de voyage (New York) dans l’atelier Saint-Martin, 2010. © Clovis Prévost, Etrépagny 27, 2017.

Depuis soixante ans, Michel Nedjar joue à la poupée. Enfin, il en fabrique avec des étoffes usagées, des objets de rebuts. Son père était tailleur à Paris. Sa grand-mère polonaise vendait des fripes aux puces. Lui, après une formation de styliste, se définit comme "un tailleur qui a mal tourné". Il s’est fait connaître par ses poupées, assemblages de tissus imbibés de boue et de sang (avec une jolie formule : "Au nom du père, du fil et de la sainte aiguille") pourconjurer ses peurs en créant des figurines effrayantes. Il peint et sculpte aussi, recyclant toute une iconographie religieuse : croix, colombes, icônes, prêtres babyloniens, soleils aztèques, idoles de Sumer.

L’exposition "Michel Nedjar, introspective" propose donc d’explorer toutes les facettes de l’œuvre de l’artiste : poupées bien sûr, mais aussi sculptures, dessins, peintures et films expérimentaux, de 1960 à 2016, ainsi que les thèmes qui sous-tendent l’ensemble de son travail : l’enfance et le primitivisme, la vie et la mort, la magie et le voyage.

Choix musical : Vera Hall avec Trouble so Hard

  • Archive Ina de 1980 (au micro de Claude Jean Philippe) et un extrait du film Nuit et brouillard: Alain Resnais répond à la question de comment représenter l’horreur au cinéma
  • Archive Ina (non datée) : Jean Dubuffet à propos de sa vision du regard

Générique : Verdis Quo des Daft Punk

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