Ce soir, belle rencontre entre deux écrivaines, Emmanuel Bayamack-Tam pour « Arcadie » et Emmanuelle Richard avec « Désintégration ». Deux romans désenchantés, bruts et puissants, où les deux narratrices questionnent leurs manières d’être au monde.

Petite fleur blanche dans une poche de jean
Petite fleur blanche dans une poche de jean © Getty / Alicia Llop

Arcadie, désigne une communauté autogérée, libertaire et libertine. La narratrice, Farah, fait partie des rares enfants à y avoir grandi. Adolescente, son corps évolue en prenant des attributs « intersexués ». Emmanuelle Bayamack-Tam aborde dans ce roman des problématiques contemporaines et évite l’écueil du roman à thèse. Extravagant, fantaisiste, écrit comme un roman d’initiation, ce texte est aussi une enquête sociologique sur le genre et le sexe.

De même, Désintégration dresse le portrait d’une femme d’aujourd’hui et de ses premières expériences amoureuses et sexuelles. Avec cet écrit proche de l’autofiction, d’une grande noirceur, Emmanuelle Richard développe et exprime les pensées de sa narratrice. Toute une vie d’humiliations et de désillusions nourrissant toujours plus sa haine.

Musique : Get up stand up de Bob Marley 

Archives : 

  • Archive Ina du 20 avril 2011 : Annie Ernaux à propos de son envie d’écrire à 20 ans 
  • Archive Ina du 17 mai 1971 (au micro de Georges Charbonnier) : Claude Simon à propos de sa manière d’écrire et de la notion de temps.
  • Archive Ina du 25 mai 2005 : Judith Butler évoque le genre
  • Archive Ina du 29 décembre 1997 ( au micro d’Alain Veinstein ) : Jacques Derrida à l’occasion de la sortie de son livre De l’hospitalité

Générique : Veridis Quo des Daft Punk 

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