Dans "Beyrouth 2020, Journal d'un effondrement" (Actes Sud), l'écrivain libanais Charif Majdalani retrace sous forme de carnet de bord, un été cataclysmique dans la capitale du pays de Cèdre. Il dresse ainsi un portrait accablant de la caste politique libanaise et décrit la lente agonie de son pays.

Portrait de l'écrivain Charif Majdalani à Paris le 13 septembre 2017.
Portrait de l'écrivain Charif Majdalani à Paris le 13 septembre 2017. © AFP / Joël Saget

Ecrire pour témoigner d'un effondrement. C'est l'entreprise que s'est donné Charif Majdalani à partir du 1er juillet 2020, alors que l'épidémie mondiale du Coronavirus frappait durement le Liban et que le système économique de ce pays surnommé la Suisse du Moyen-Orient poursuivait sa descente aux enfers. 

Dans "Beyrouth 2020, Journal d'un effondrement", il raconte ainsi les coupures quotidiennes d'électricité, le drame de l'explosion du 4 août et la stupéfaction des libanais devant la mascarade d'un renouvellement démocratique à laquelle les hommes politiques tentent de leur faire croire. 

Témoignage historique en même temps que cri de colère, ce texte de Charif Majdalani  est essentiel pour permettre d'éveiller les consciences dans le monde entier sur les blessures profondes des libanais d'aujourd'hui. 

Choix musicaux : 

  • Dorsaf Hamdani – Al bint el chalabeya
  • John Coltrane – My favorite things 

Archives : 

  • Le dimanche 27 septembre 2020: Emmanuel Macron dit avoir honte des dirigeants libanais
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