La fin de notre feuilleton consacré à l’exploration du texte « Autocritique » est pour ce soir. Retour par Edgar Morin sur sa pensée, ses jugements et ses combats des quarante dernières années.

Le sociologue, médiologue et philosophe Edgar Morin à Milan, en 1994.
Le sociologue, médiologue et philosophe Edgar Morin à Milan, en 1994. © Getty / Leonardo Cendamo

Edgar Morin termine Autocritique par un bilan sur sa tentative de critique de son itinéraire intellectuel, sur ses engagements politiques et sur sa manière de penser le monde.

La critique par la remise en question est salutaire pour Edgar Morin et pousse à la réflexion dans le sens d’un changement positif pour nous-mêmes et à plus grande échelle pour nos sociétés. 

À propos de la crise sanitaire que nous vivons, il nous adresse un message à tous dans Le Nouvel Obs du 18 mars 2020

Nous devons retrouver une solidarité nationale, non pas fermée et égoïste, mais ouverte sur notre communauté de destin « terrienne »... Avant l’apparition du virus, les êtres humains de tous les continents avaient les mêmes problèmes : la dégradation de la biosphère, la prolifération des armes nucléaires, l’économie sans régulation qui accroît les inégalités... Cette communauté de destin, elle existe, mais comme les esprits sont angoissés, au lieu d’en prendre conscience, ils se réfugient dans un égoïsme national ou religieux. Bien entendu, il faut une solidarité nationale, essentielle, mais si on ne comprend pas qu’il faut une conscience commune du destin humain, si on ne progresse pas en solidarité, si on ne change pas de pensée politique, la crise de l’humanité s’en trouvera aggravée. Le message du virus est clair. Malheur si nous ne voulons pas l’entendre. » 

Cette émission est une rediffusion du 7 décembre 2018.

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