Juliette Kahane est venu avec des rencontres sous le bras et son journal de bord Jours d’exil, publié aux Éditions de L’Olivier.

Juliette Kahane
Juliette Kahane © AFP / ULF ANDERSEN / AURIMAGES

Juliette Kahane est tombée dans la soupe de l’édition et de la littérature quand elle était petite. Un grand-père et un père éditeurs, des bibliothèques entières de livres l’ont forgé pour devenir une romancière parisienne aguerrie. Elle vient dans L’heure bleue, pour Jours d’exil, récit de ses rencontres avec des réfugiés, installés dans le lycée désaffecté Jean-Quarré, dans le XIXe arrondissement de Paris, publié aux Éditions de L’Olivier.

« C'est à deux cents mètres de chez toi, disait Ray au téléphone, tu ne veux pas y aller voir, au moins ? Depuis fin juillet, une centaine de réfugiés occupaient un ancien lycée hôtelier, situé de l'autre côté de la place des Fêtes. Désaffecté depuis des années, il avait été repéré par un collectif d'activistes parisiens rompus à l'art d'investir un bâtiment vide. La nouvelle voyageant instantanément par téléphone, beaucoup se trouvaient encore sur les routes de l'exil qu'ils savaient déjà où se rendre en arrivant à Paris, tout en haut de la colline de Belleville, et la centaine d'occupants avait en quelques semaines doublé, puis maintenant, début septembre, presque quadruplé. Tout l'été, la presse avait abondamment relaté les périples épuisants, dégradants et parfois mortels des migrants qui affluaient de jour en jour plus nombreux de Syrie, d'Irak, du Soudan, d'Afghanistan ou d'Érythrée. »
Extrait du livre de Juliette Kahane.

Nous avons déjà vu la semaine dernière, la question du langage avec Michel Agier. Quel terme employer pour quelle réalité sensible et humaine ? Il s’agit une fois de plus de langage, de rencontres avec des réfugiés qui s’installent, qui occupent un espace dans ce nouveau pays. De voisine, Juliette Kahane est devenue curieuse, puis enquêtrice et enfin révoltée. Elle a vu ce qu’il se passe pour les réfugiés, elle a vu ce que la France propose à cette humanité qui se déplace. Ainsi, elle y décrit des tranches de vie : la sienne et la leur.

En 2005, dans Un jour, un livre, Olivier Barrot reçoit Juliette Kahane pour présenter son roman Métropolitains, sorte de galerie de portraits rencontrés dans le métro.

Musique :

  • Eurythmics, Sweet dreams are made of this
  • Nina Simone, Ain't got no, I got life
  • Leyla Mccalla, Mesi Bondye

Archives :

  • Archive Ina du 1er février 2011 : Robert Linhart
  • Archive INA du 10/03/1975 : Michel Foucault dans l'émission Radioscopie (France Inter)
  • Archive vidéo INA : Intervention de Daniel Cohn Bendit dans la cour de la Sorbonne en mai 68

Générique : Veridis Quo, Daft Punk

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