Il figure aux côtés de Jean Nouvel, Frank Gehry ou Oscar Niemeyer sur la liste très sélective des "starchitectes". A l’origine d’édifices aussi monumentaux et divers que le Centre Pompidou ou le Tribunal de Grande Instance de Paris, Renzo Piano est ce soir l’invité de l'Heure Bleue.

Portrait de l'architecte Renzo Piano.
Portrait de l'architecte Renzo Piano. © Getty / Franco Origlia

Enfant, Renzo Piano a grandi dans une famille de constructeurs, et c’est tout naturellement qu’il se dirige vers des études d’architecture à l’Ecole Polytechnique de Milan, dont il sortira diplômé en 1964. Il a conçu depuis plus d’un demi-siècle des projets aussi impertinents qu’ingénieusement innovants.

Passé maître en la matière, Renzo Piano comptabilise ainsi plus d'une centaine de projets parmi lesquels figurent entre autres : l'aéroport international du Kansai construit sur une île artificielle dans la baie d'Osaka ; la fondation Beyeler à Bâle, en Suisse ; le Centre culturel Tjibaou à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie ; la tour "The Shard" ("l'éclat de verre") de Londres (plus haut gratte-ciel de l'Union Européenne) ou le Whitney Museum à New-York avec une une préoccupation constante, celle de l'intégration parfaite du bâtiment à son environnement.

Partons à la rencontre du bien nommé :  "l'archi-humaniste".

Extraits de l'entretien avec Renzo Piano

"Quand on a terminé Beaubourg, j'étais très jeune... et très anxieux de la réaction des gens devant ce genre de bâtiment. Roberto Rossellini était venu pour faire un film ; il m'a dit "Il ne faut pas que tu regardes le bâtiment, mais le bâtiment dans l'usage des gens ! Si tu regardes ça, tu vas comprendre si le bâtiment marche ou pas, s'il va être heureux ou non".

"Le mot "beau" est complexe. Il n'est pas très intéressant s'il ne veut pas dire aussi "bon". La beauté a aussi à faire avec la qualité des choses. La beauté d'un lieu, ça a voir avec le contenu du lieu, la façon de l'utiliser. C'est difficile de juger une architecture seulement par les aspect esthétiques ; il y a aussi les aspects fonctionnels."

"C'est pour ça qu'on fait un métier dangereux : si on fait une erreur, si on se trompe, une mauvaise architecture dure dans le temps".

"Ce n'est pas Beaubourg qui a changé le rapport de l'architecture à la culture ; le changement était en route". 

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