Il fait chanter les pierres et danser les notes sur ses partitions. Le compositeur Pascal Dusapin a inventé sa propre grammaire musicale, mélange de rigueur et de folie. Mis à l'honneur par le Festival Présences de Radio France du 2 au 7 février, il évoque son travail de création musicale, dans cette période troublée.

Portrait du compositeur Pascal Dusapin.
Portrait du compositeur Pascal Dusapin. © Christophe Abramovitz

Malgré la pandémie, le compositeur Pascal Dusapin n'a pas chômé.

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Le 11 novembre 2020, résonnait dans le Panthéon sa composition "In nomine lucis" pour accompagner l'entrée de l'écrivain Maurice Genevoix, de manière définitive, puisque cette musique continuera d'être diffusée en continu, trace d'éternité, dans ce grand lieu de mémoire. 

A l'aide d'un dispositif de 70 haut-parleurs, les noms des soldats morts sur les champs de bataille de la Grande Guerre s'échappent des pierres, s'entremêlant à des chœurs vocaux, créant une mélodie aussi macabre qu'apaisante.

Par ailleurs,  cette semaine, Pascal Dusapin est mis à l'honneur du Festival Présences de Radio France, avec une série de 11 concerts auxquels il a conviés plusieurs de ses amis compositeurs et musiciens pour des collaborations exceptionnelles. 

Entrer dans l'univers musical de Pascal Dusapin, c'est se confronter à l'expérience déroutante de la folie : folie psychologique des personnages de ses opéras, comme dans sa dernière création, "Macbeth underworld", mais aussi étourdissement provoqué par les tourbillons sonores qu'il compose. Entre ombres et lumières, celui dont on dit qu'il est le compositeur français le plus joué à l'étranger à l'heure actuelle, travaille sans relâche les sons, les agençant à la fois comme un mathématicien et comme un poète.  

Pascal Dussapin explique ce soir au micro de Laure Adler les ressorts de sa composition musicale, du répertoire des chansons qu'il écoute, aux expériences de vie fondatrices de son écriture, comme l'épilepsie. Il revient sur son rapport aux catégories spatio-temporelles, la façon dont il localise sa musique pour créer des échappées sonores. 

Choix musical :

  • Les Double six "Boplicity" (Thème de Cleo Henry et Gil Evans ) 2’57’’

Musiques :

  • Extrait de sa composition vocale pour la panthéonisation de Maurice Genevoix, novembre 2020 
  • Little wing de Jimi Hendrix
  • L’arc en ciel de Jean Louis Murat    

Archives

  • Archive Ina de 1969 ( au micro de Jacques Chancel ) : Vladimir Jankélévitch à propos de son amour de la musique
  • Extrait de l’Heure Bleue du 22 novembre 2018 : Sonia Wieder Atherton à propos de son rapport au temps dans la musique
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